Bilan

Un ex-employé de Raiffeisen condamné à 5 ans et demi de prison

Pour avoir soustrait 15 millions de francs à trois clients de la filiale luganaise de la banque en 2018, un ex conseiller Raiffeisen vient d'être condamné.

Crédits: Keystone

Un ancien conseiller de la filiale luganaise de Raiffeisen a écopé d'une peine de prison de cinq ans et demi pour avoir détourné 15 millions de francs de clients de la banque. La sentence prononcée par la Cour d'assise tessinoise est plus sévère que les cinq ans requis par le parquet.

Agé aujourd'hui de 33 ans, le banquier indélicat avait mis en place un système par lequel il avait essayé fin 2018 de soustraire l'argent de trois clients de l'établissement moyennant des ordres de paiement falsifiés. Le Tessinois n'était pas parvenu à consommer son méfait, un des clients ayant signalé à la banque l'absence d'argent sur son compte.

Contourner le système

Arrivé au Panama pour "recommencer une nouvelle vie", l'ex-conseiller a décidé de retourner en Suisse et de se rendre aux autorités. Selon le Corriere del Ticino (CdT), la coopérative bancaire aurait récupéré "une partie de l'argent", la plus grande partie de la somme manquante ayant été bloquée par les autorités tunisiennes.


Dans son argumentaire, la défense avait rejeté l'idée que l'homme avait commis une fraude, déclarant que si la banque avait effectué un contrôle élémentaire, rien de tout cela ne serait arrivé. Un argument rejeté par la Cour, qui a souligné que le banquier "jouissait d'une grande confiance au sein de la banque et connaissait les systèmes de surveillance en place à tel point qu'il savait comment les contourner", pouvait-on lire mercredi sur le site du CdT.

Un but lucratif

Le prévenu a par ailleurs été reconnu coupable de la circonstance aggravante de fraude par métier et "a agi dans un but purement lucratif, aspirant à un train de vie au-dessus de ses moyens", a indiqué le président de la Cour d'assise Amos Pagnamenta, cité par le quotidien tessinois.

Sa culpabilité a été jugée grave dans la mesure où "la fraude a été caractérisée par un très haut degré d'astuce et facilitée par sa connaissance approfondie des mécanismes de contrôle en place au sein de la banque".

Le malfrat a pu faire valoir une "certaine coopération avec les enquêteurs" mais ne s'est pas vu reconnaître un repentir sincère. "Il ne s'est pas rendu parce qu'il s'est repenti, mais parce qu'il a réalisé que les autorités avaient agi rapidement (...). Aujourd'hui encore, la Cour n'est pas convaincue qu'il ait pleinement compris la gravité de ses actes".

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Merci de votre inscription
Ups, l'inscription n'a pas fonctionné
Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."