Bilan

Toujours affecté par Oyster, Syz a réduit sa perte en 2020

Syz a dégagé l'année dernière une bonne performance opérationnelle dans ses trois lignes de métier malgré les difficultés provoquées par la crise pandémique. Des charges liées à la cession de la gamme de fonds Oyster en 2019 ont cependant maintenu le groupe bancaire genevois dans les chiffres rouges.

Syz Capital, spécialisé notamment dans le capital-investissement, a stabilisé sa masse gérée à 1,5 milliard de francs.

Crédits: DR

La perte nette s'est élevée en 2020 à 8,2 millions de francs, à comparer au débours de 25 millions l'exercice précédent, indique mardi Syz, sur la base de chiffres non audités. Le groupe publiera son rapport annuel à fin avril.

La hausse des charges est imputable au plan social déployé pour le personnel concerné par la cession. "Nous avons accompagné ces personnes à retrouver du travail", explique à AWP le directeur général et cofondateur Eric Syz. En tout, 60 employés ont quitté Syz, certaine équipes ayant été repris par l'acheteur, IM Global Partner. A fin 2020, le groupe comptait 246 employés.

En considérant la vente d'Oyster et le transfert lié de 2,5 milliards d'actifs, l'établissement genevois a enregistré des sorties nettes d'argent de 1,1 milliard de francs. La masse sous gestion a reculé d'environ 5% à 26,0 milliards de francs.

"Nous avons agi très vite en février et pris des mesures face à la crise qui s'annonçait. A fin mars et en avril, nous avons enregistré une baisse des performances, mais inférieure à celle des marchés et de nos peers", précise M. Syz.

L'importante unité de banque privée, Banque Syz, gérait 14,1 milliards de francs à fin décembre, contre 10,5 milliards pour la division de gestion d'actifs Syz Asset Management. Cette dernière a pâti de la cession des fonds Oyster.

Seuil de rentabilité


Encore modeste à l'heure actuelle, Syz Capital, spécialisé notamment dans le capital-investissement, a stabilisé sa masse gérée à 1,5 milliard de francs. "Le seuil de rentabilité a été plus ou moins atteint l'année dernière. (...) Cette ligne de métier devrait être bénéficiaire en 2021", assure Eric Syz.

A l'échelle du groupe, le ratio de fonds propres durs du groupe a progressé de 4,7 points de pourcentage pour se fixer à 27,8% à la fin de l'année.

"Les premiers mois de 2021 se sont révélés plutôt favorables, nous sommes dans les budgets. La performance est bonne, malgré la volatilité, car nous conservons notre cap stratégique", selon Eric Syz. Près de 75% des effectifs du groupe travaillent encore depuis la maison.

Inauguré l'année dernière, le bureau en Turquie est "très apprécié" par les client locaux, la présence sur place faisant la différence, souligne le patron. Aucune nouvelle extension à l'étranger n'est prévue pour l'instant. Le groupe genevois reste par ailleurs à l'affût d'éventuelles acquisitions.

Fin septembre, le gendarme financier Finma a émis un blâme contre Banque Syz, qui a enfreint les prescriptions contre le blanchiment d'argent dans ses relations avec un client angolais. Eric Syz rappelle sa bonne collaboration l'autorité de surveillance dans cette affaire, que le groupe a lui-même déclarée auprès de la Finma. "Le régulateur a pour mandat de surveiller et de promouvoir la place financière suisse. Je trouve que la deuxième partie du mandat gagnerait à être renforcée", note cependant le patron de Syz.

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