Bilan

Tidjane Thiam renonce au "Davos du désert"

A l'image d'autres dirigeants de grandes entreprises, le CEO de Credit Suisse renonce à participer au sommet "Future Investment Initiative" qui doit se tenir du 23 au 25 octobre à Riyad.

D'autres partenaires tels que le Financial Times, le New York Times et The Economist ont retiré leur soutien à la deuxième édition du sommet "Future Investment Initiative".

Crédits: afp

Tidjane Thiam renonce à participer au sommet "Future Investment Initiative" qui doit se tenir du 23 au 25 octobre prochain à Riyad, capitale de l'Arabie saoudite. Credit Suisse, qui ne souhaite pas commenter le soudain désistement de son directeur général, avait encore confirmé lundi dans la presse sa participation.

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Des sources au fait de la conférence organisée dans la capital saoudienne ont confirmé à AWP une information de l'agence Reuters. Le numéro deux bancaire helvétique figure au rang des partenaires stratégiques de la manifestation, Tidjane Thiam siégeant dans un comité de conseil en compagnie notamment du patron de Siemens  Joe Kaeser et d'autres dirigeants d'entreprises.

Figurant sur la liste des invités du sommet qualifié de "Davos du désert", le patron d'ABB  Ulrich Spiesshofer n'a pas encore pris de décision quant à son éventuelle participation, a fait savoir le géant zurichois de l'électrotechnique. "Nous suivons de près la situation", a commenté un porte-parole.

Disparition d'un journaliste saoudien

Depuis plusieurs jours et la disparition de Jamal Khashoggi, un journaliste saoudien établi aux Etats-Unis et aperçu pour la dernière fois le 2 octobre au consulat d'Arabie Saoudite d'Istanbul, les désistements se multiplient parmi les hauts responsables de grandes multinationales. Ainsi, le directeur général de la banque américaine JP Morgan, Jamie Dimon, a renoncé à se déplacer à Riyad, tout comme les dirigeants d'Uber ou de Blackrock, entre autres.

L'affaire Khashoggi a refroidi des investisseurs qui s'enthousiasmaient encore il y a un an pour les pharaoniques projets économiques du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, comme le milliardaire britannique Richard Branson, qui a gelé plusieurs projets dans le royaume. Des partenaires tels que le Financial Times, le New York Times et The Economist ont retiré leur soutien à la deuxième édition du sommet "Future Investment Initiative".

Et si la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde a confirmé son intention d'y participer, elle s'est dite "horrifiée" par l'affaire Khashoggi. Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, dépêché en urgence par le président Donald Trump, est arrivé mardi à Riyad pour tenter de faire la lumière, auprès du roi Salmane et du prince héritier, sur la disparition de M. Khashoggi.

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