Bilan

TF1 voit son bénéfice net divisé par près de trois en 2020

Le groupe de télévision TF1 a publié jeudi une chute de son bénéfice net de 64,3% à 55 millions d'euros (59 millions de francs), en raison notamment de la crise sanitaire et d'une dépréciation touchant sa filiale d'activités numériques.

TF1 souhaite proposer à ses actionnaires un retour du dividende à 0,45 euro par action, en légère progression par rapport à son niveau d'avant-crise.

Crédits: AFP

Sur l'année, la baisse des revenus publicitaires et de la production audiovisuelle a entraîné une diminution du chiffre d'affaires du groupe de 11% à tout juste 2 milliards d'euros, compensée en partie par une forte économie de 152 millions d'euros sur le coût des programmes, selon un communiqué.

"Ces résultats traduisent une formidable résistance de notre modèle face à une crise sans précédent", et "l'agilité de nos antennes leur permettant de réduire le coût des programmes sans détériorer nos audiences", a commenté le PDG du groupe Gilles Pélisson lors d'un point presse avec les journalistes.

Malgré un bon quatrième trimestre qui confirme l'embellie commencée pendant l'été, l'activité publicitaire du groupe a été affectée à hauteur de 10% sur l'année. Le pôle numérique Unify, en baisse de 8% sur l'année, a repris des couleurs à l'occasion des fêtes. En revanche, le chiffre d'affaires issu des studios n'a pas repris et s'affiche en baisse de 20% sur l'année.

Unify a par ailleurs fait l'objet d'une dépréciation à hauteur de 75 millions d'euros, annoncée fin décembre, en raison d'une "restructuration plus longue que prévue", ce qui pèse sur les comptes de la période.

TF1 souhaite proposer à ses actionnaires un retour du dividende à 0,45 euro par action, en légère progression par rapport à son niveau d'avant-crise. Le groupe ne communique pas en revanche de nouveaux objectifs pour 2021, par manque de visibilité sur le mois de mars après un début d'année "assez mou", a indiqué M. Pélisson.

TF1 a parralèlement annoncé être entré en négociations exclusives avec le fabricant européen Jumbodiset pour lui céder ses filiales d'édition de jeux de sociétés TF1 Games et Dujardin, à l'origine du 1000 bornes, du Cochon qui Rit ou du jeu Burger Quiz. Le montant de l'opération n'a pas été dévoilé.

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