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Telecom Italia: Xavier Niel se défend d'agir pour le compte de tiers

Xavier Niel s'est défendu d'intervenir pour le compte d'autres prétendants, alors que le groupe Telecom Italia est au coeur de vives spéculations.

"Je n'ai jamais, je dis bien jamais, fait de raids financiers dans ma vie. Je suis un opérateur industriel", répond l'homme d'affaires, qui se définit comme "un entrepreneur du secteur des télécommunications".

Crédits: AFP

L'homme d'affaires français Xavier Niel, détenteur d'options sur 15,143% du capital de l'opérateur Telecom Italia, s'est défendu vendredi d'être un "raider" ou d'intervenir pour le compte d'autres prétendants, alors que le sort du groupe est au coeur de vives spéculations en Italie.

"Etes-vous un raider ?", demande d'entrée le quotidien La Stampa au fondateur d'Iliad, qui avait pris de court le pays et les marchés en octobre en annonçant avoir pris une participation potentielle de 15,143% dans Telecom Italia.

"Je n'ai jamais, je dis bien jamais, fait de raids financiers dans ma vie. Je suis un opérateur industriel", répond l'homme d'affaires, qui se définit comme "un entrepreneur du secteur des télécommunications". Il s'est toutefois refusé à révéler s'il entendait ou non transformer ses options Telecom Italia en véritables actions.

Selon lui, Telecom Italia est un "opérateur fantastique", bien qu'ayant "quelques faiblesses". "J'ai quelques idées. L'avenir pour Telecom Italia, comme pour tous les opérateurs, est dans la fibre optique. Il faut lui donner la capacité d'investir pour croître tant dans la fibre optique que dans le mobile 4G", souligne-t-il.

"Je pense que Telecom Italia a tous les atouts pour devenir le consolidateur ou l'un des consolidateurs du marché européen", relève-t-il.

Interrogé sur ses liens avec le patron de Vivendi Vincent Bolloré, M. Niel déclare le connaître "depuis longtemps", mais se défend de travailler de concert avec lui sur Telecom Italia, dont Vivendi détient de son côté 20,53%. "Nous n'avons jamais été ensemble dans une société et nous ne le sommes pas davantage à présent en Italie", souligne-t-il.

Même réponse lorsqu'il est interrogé sur le compte du groupe français Orange, également pressenti comme intéressé par le groupe italien, en dépit de ses démentis. M. Niel n'agit "absolument pas" pour son compte, affirme-t-il. "Je ne sais pas si Orange est intéressé par Telecom Italia mais ce qui est certain, c'est que je suis un investisseur industriel, je ne travaille pas pour les autres".

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