Bilan

TAG Heuer s'efforce de percer en Chine

LVMH s'efforce de développer sa marque TAG Heuer en Chine. Le numéro un mondial du luxe cherche à tirer profit de la réduction des investissements de ses concurrents dans ce pays.

"Pour moi, le plus important est de faire mieux que l'horlogerie suisse", a dit Jean-Claude Biver.

Crédits: AFP

LVMH s'efforce de développer sa marque TAG Heuer en Chine. Le numéro un mondial du luxe cherche à tirer profit de la réduction des investissements de ses concurrents dans ce pays qui fait face à un tassement de la demande.

"Nous faisons beaucoup d'efforts, particulièrement maintenant, plus que jamais car toutes les marques désinvestissent", a déclaré Jean-Claude Biver, patron du pôle horloger du groupe de luxe français. "Cela signifie que notre investissement devient maintenant bien plus puissant."

TAG Heuer n'a qu'une exposition minimale à la Chine et à Hong Kong et sa croissance cette année est essentiellement alimentée par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon et l'Australie, a-t-il poursuivi. Il s'exprimait en marge du Grand Prix de Formule Un du Canada à Montréal.

Les ventes de la marque ont augmenté de 20% sur les cinq premiers mois de l'année par rapport à la même période de 2015 en raison d'une progression de la demande dans les quatre pays cités mais aussi pour ses montres connectées, a détaillé Jean-Claude Biver.

Montre connectée

Ce dernier espère désormais vendre 60'000 montres connectées de TAG Heuer alors qu'il évoquait précédemment une fourchette de 40'000 à 50'000. La marque fait face à une demande de 80'000 "smartwatches", a-t-il souligné.

TAG Heuer a été l'an dernier la première marque d'horlogerie suisse à lancer une montre connectée. Jean-Claude Biver a maintenu son objectif d'une progression à deux chiffres des ventes de TAG Heuer en 2016. "Nous allons essayer de garder le rythme", a-t-il dit. "Mais le monde est si difficile en ce moment."

Les ventes de l'horlogerie suisse se sont contractées de 9% sur un an au cours des cinq premiers mois de l'année en raison d'une faible demande en Chine et dans d'autres pays émergents, a-t-il dit.

Il a souligné que l'horlogerie suisse dans sa globalité était plus exposée à la Chine que TAG Heuer. "Pour moi, le plus important est de faire mieux que l'horlogerie suisse", a dit Jean-Claude Biver. "Si je fais mieux que le secteur, cela veut dire que je gagne des parts de marché. Plus le marché est difficile, plus il est important de gagner des parts demarché."

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