Bilan

SEF 2020: la diversification de Nestlé, un atout contre la crise

La structure de Nestlé, décentralisée par marchés, s'est révélée être un atout pour réagir face à la pandémie de Covid-19. "Nous avons beaucoup de prises de positions qui se font dans les pays ou les communautés dans lesquelles nous vivons. Et notre chaîne d'approvisionnement est courte", a indiqué le président Paul Bulcke lors du 22e Swiss Economic Forum (SEF) à Montreux.

Quant à une éventuel départ de Nestlé de Suisse en cas d'adoption de l'initiative, Paul Bulcke a assuré que la question ne se posait pas.

Crédits: Keystone

Paul Bulcke a également vanté la diversité des nationalités représentées au sein du géant alimentaire veveysan, impliquant différentes "façons de voir les choses, ce qui renforce la qualité de la prise de décision", selon lui. Nestlé compte 291'000 employés disséminés dans quelque 190 pays.

De manière plus générale, le président du groupe vaudois a expliqué que la diversification n'a pas besoin d'être interne: les partenaires et les fournisseurs peuvent également contribuer à de bons choix stratégiques, a assuré le dirigeant belge.

Ce dernier a vanté la résilience de la Suisse, plus particulièrement de l'économie helvétique, durant les premiers mois de crise. La récession sera profonde et son impact ne doit pas être sous-estimé, a averti l'ex-patron de Nestlé, qui a passé le témoin en janvier 2017 à Ulf Mark Schneider.

Lors de son allocution, Paul Bulcke a mis l'accent sur la responsabilité sociale et environnementale que devrait assumer toute entreprise, sans exception. "Nous ne devons pas attendre la réglementation pour agir", a-t-il plaidé en ouverture de ce rendez-vous économique, organisé pour la première fois en Suisse romande.

Le président de Nestlé a déclaré en revanche que l'initiative Multinationales responsables, soumise en votation populaire le 29 novembre, est bien intentionnée mais il s'agit du "mauvais moyen" pour atteindre le but recherché.

"Une entreprise sera considérée comme coupable à moins qu'elle ne puisse prouver le contraire", a-t-il prévenu, soulignant que le texte ne concerne pas uniquement les multinationales, mais également les PME.

Les initiants souhaitent notamment qu'une entreprise puisse être tenue responsable des violations aux droits humains ou infractions environnementales dont se rendraient coupables les fournisseurs ou les sous-traitants.

Quant à une éventuel départ de Nestlé de Suisse en cas d'adoption de l'initiative, Paul Bulcke a assuré que la question ne se posait pas.

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