Bilan

Ryanair veut supprimer les bagages en soute

La dernière idée farfelue de Michael O'Leary, patron de la compagnie aérienne Ryanair, va faire bondir les passagers: il envisage de taxer les bagages en soute jusqu'à ce que ses clients y renoncent.
Sur les compagnies aériennes low cost, nombre de services sont en supplément. Avec une facture qui s'alourdit au gré de ces services. Voyager avec un bagage en soute induit notamment un surcoût.

Or, Ryanair vient d'augmenter de 20 euros (25 francs) les frais pour tout bagage en soute. Une hausse annoncée comme saisonnière dans un premier temps. Le patron de Ryanair, Michael O'Leary avait qualifié cette décision de «logique», car, selon lui, l'été serait la période au cours de laquelle les touristes «sont susceptibles d'avoir plus de bagages» avec eux.

Le provisoire devient définitif

Mais le caractère saisonnier de cette surtaxe vient d'être remis en cause par Michael O'Leary lui-même, qui a déclaré jeudi 1er août lors d'une conférence de presse que cette hausse pourrait être durable et même qu'elle ne serait sans doute pas la dernière: «Nous continuerons à augmenter les tarifs jusqu'à ce que l'on se débarrasse des bagages», a-t-il affirmé.

D'après Michael O'Leary, la compagnie low cost a déjà réussi à réduire de 80% à 19% la proportion de passagers emportant des bagages en soute. Ce qui a permis d'«économiser une fortune», notamment en carburant ou en temps de chargement.

«On ne pourra jamais se débarrasser totalement des bagages mais je serais étonné qu'on ne puisse pas réduire le nombre de passagers ayant des bagages lourds», estime Michael O'Leary.

Des bagages à main payants

Pour les autres bagages, ceux dits à main, qui sont acceptés en cabine, dans les coffres ou au pied des passagers, l'avenir est aussi au payant selon le patron de Ryanair. Des taxes seront appliquées dans un futur encore non défini par la compagnie low cost. «Toutes les compagnies aériennes le feront à l'avenir», se justifie le patron irlandais.

Au rayon des gains, de l'atténuation des coûts, Michael O'Leary n'en est pas à son coup d'essai: suppression des toilettes à bord, taxe sur les passagers en surpoids, voyage debout... Autre économie selon le patron de Ryanair: l'absence de sa compagnie sur les réseaux sociaux (ni page Facebook ni compte Twitter).

La climatisation préservée

Enfin, Ryanair a annoncé que ses pilotes recevraient prochainement une consigne: réaliser des vols plus courts de deux minutes en moyenne. Si les équipages parviennent à atteindre cet objectif, l'économie annuelle de carburant réalisée serait de 100 millions de francs.

Par contre, boutade ou affirmation, Michael O'Leary qu'il existait bien un point sur lequel il ne prendrait pas de risque de s'attirer -une nouvelle fois- les foudres des clients. Les voyageurs peuvent être rassurés... Interrogé sur la possibilité de couper l'air conditionné dans les avions, Michael O'Leary a déclaré «qu'il n'oserait jamais faire cela».
Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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