Bilan

Rolls Royce coopère sur le scandale de corruption à Petrobras

Le motoriste britannique Rolls-Royce, qui fabrique des turbines à gaz pour les plateformes pétrolières de Petrobras, coopère avec le Brésil sur le scandale de corruption touchant le géant pétrolier.

Selon l'enquête policière en cours au Brésil, plusieurs entreprises de construction avaient monté un cartel pour verser (de 2004 à 2014) des pots-de-vin à des directeurs de Petrobras dans le but de décrocher des contrats qu'elles surfacturaient.

Crédits: AFP

Le motoriste britannique Rolls-Royce coopère avec le Brésil dans l'enquête sur le vaste scandale de corruption touchant le géant pétrolier brésilien Petrobras, a déclaré dimanche un porte-parole.

Le groupe a confirmé qu'il avait été contacté par des enquêteurs sur cette affaire, qui met en cause hommes d'affaires et responsables politiques brésiliens.

"Nous coopérons avec les responsables de l'enquête au Brésil mais ne sommes pas en mesure de commenter plus avant sur une affaire en cours", a indiqué le porte-parole dans un communiqué.

"Nous avons a plusieurs reprises dit clairement que Rolls Royce ne tolérera pas de comportement indélicat de quelque sorte", a-t-il ajouté.

Il y a quelque temps, le Financial Times a rapporté qu'un responsable de Petrobras avait avoué à la police avoir reçu un pot de vin de 200.000 dollars de Rolls Royce, qui fabrique des turbines à gaz pour les plateformes pétrolières de Petrobras.

Rolls-Royce fait également l'objet d'une enquête en Grande-Bretagne pour des accusations de corruption en Asie.

Selon l'enquête policière en cours au Brésil, plusieurs entreprises de construction avaient monté un cartel pour verser (de 2004 à 2014) des pots-de-vin à des directeurs de Petrobras dans le but de décrocher des contrats qu'elles surfacturaient.

Une partie des commissions était reversée à des parlementaires de la coalition de gauche au pouvoir. Plusieurs entrepreneurs du BTP et anciens directeurs de Petrobras ont été écroués.

Le président de la Chambre des députés du Brésil, Eduardo Cunha, a également fait l'objet d'une demande de mise en examen pour corruption dans cette affaire le 20 août. Il a indiqué le lendemain qu'il ne renoncerait pas à son poste.

Le scandale affaiblit la présidente, Dilma Roussef, qui n'est pas personnellement visée dans ce scandale mais a été présidente du groupe pendant sept ans, dans les années visées par l'enquête.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."