Bilan

Rentabilité accrue pour Geberit en 2014

Le groupe d'équipements sanitaires a engrangé en 2014 un bénéfice net de 498,6 millions de francs, soit une hausse de 14,4%. Geberit relève le dividende par action de 7,50 à 8,30 francs.

Pour l'année en cours, la direction met l'accent sur l'optimisation des processus d'affaires ainsi que sur l'intégration de Sanitec, groupe scandinave repris en juillet dernier par Geberit.

Crédits: Keystone

L'équipementier sanitaire Geberit a dégagé l'an dernier un bénéfice net de 498,6 mio CHF, en hausse de 14,4%. Le groupe de Rapperswil-Jona proposera un dividende relevé à 8,30 CHF, contre 7,50 CHF au titre de 2013. Le programme de rachat d'actions, interrompu en juin dernier, est réactivé.

Les tarifs des produits sont temporairement émargés de 10% en Suisse pour contrer la force du franc, qui risque de peser sur les résultats de l'année en cours, note le rapport d'activités publié mardi.

Le chiffre d'affaires, déjà publié en janvier, s'est étoffé de 4,9%, ou 6,4% en monnaies locales, à 2,40 mrd CHF, pour un excédent brut d'exploitation (EBITDA) de 657,1 mio CHF, augmenté de 10,8%. L'EBIT a gagné 13,0% à 576,9 mio CHF. La marge afférente a été élargie de 1,7 point de pourcentage (pp) à 24,0%, un niveau de rentabilité inédit, se félicite la direction.

La performance affichée s'inscrit sensiblement au delà des prévisions moyennes des analystes, qui tablaient sur un EBIT de 565,0 mio CHF assorti d'un bénéfice net de 487,8 mio CHF.

Hors effets de changes, Geberit a accéléré ses ventes de 5,9% sur le Vieux continent et de 6,7% sur le Nouveau. La zone Moyen-Orient et Afrique affiche un bond de 21,2% et Extrême-Orient-Pacifique de 12,8%. Les systèmes sanitaires ont progressé de 6,7% à 1,36 mrd CHF, plus rapidement que les systèmes de tuyauterie (+6,0%) à 1,04 mrd CHF.

PERPECTIVES MITIGÉES

Le groupe s'attend à des conditions difficiles dans le secteur de la construction. Le volume de bâti devrait poursuivre son tassement en Europe, à l'exception notable de la Suisse, de l'Allemagne, du Royaume Uni et de la Pologne.

En Amérique du Nord, les prémices d'une reprise dans la construction publique se font toujours attendre. Le secteur résidentiel devrait continuer à se lézarder dans l'Empire du Milieu. Les débouchés au Moyen-Orient et en Afrique du Sud s'annoncent en revanche prometteurs.

Le groupe s'estime relativement couvert contre les effets de changes, du fait de la corrélation entre les lieux de production et d'écoulement de ses produits.

Le franc fort risque néanmoins de peser sur la performance. Geberit devise le manque à gagner d'un renchérissement de 10% du franc à 8 à 10% sur les ventes et de 9 à 11% sur l'excédent d'exploitation (EBIT). La marge EBIT en serait ainsi réduite de 50 points de base.

La direction annonce par ailleurs la reprise du programme de rachat d'actions devisé à 533 mio CHF, interrompu en juillet dernier après l'annonce de reprise de Sanitec pour près de 1,3 mrd CHF. Geberit disposait de 99,77% du capital de cette société début mars. La procédure d'annulation des titres encore en circulation suit son cours.

Pour l'année en cours, la direction met l'accent sur l'optimisation des processus d'affaires ainsi que sur l'intégration de Sanitec. Si elle se veut résolument optimiste, elle prévient qu'une amélioration de l'excellente performance de 2014 représente un défi certain.

SANITEC CARRELÉ DE BONNES INTENTIONS

La reprise du groupe scandinave se traduit par un étoffement de la palette de produits, avec l'introduction d'une gamme "céramique et produits associés". Sur les douze mois que comptent l'année, onze devraient profiter de la contribution du céramiste finlandais.

Des frais non-récurrents liés à cette transaction, pour quelque 15 mio CHF, seront comptabilisés sur le premier semestre. Les frais d'intégration devraient tourner autour de 45 mio EUR, soit un montant comparable aux synergies attendues, dont les premières devraient déployer leurs effets dès 2016.

Vontobel évoque un dernier trimestre reluisant sur le front des marges. Les ristournes accordées aux clients helvétiques et l'acquisition de Sanitec pourraient indiquer que le titre a atteint un plafond. La banque zurichoise place l'objectif de cours de 280 CHF en révision positive.

Baader Helvea rappelle que l'entreprise a une nouvelle fois réalisé une performance supérieure aux attentes. La rémunération proposées aux actionnaires s'avère plus attrayante encore que pronostiqué. La banque allemande espère de plus amples détails sur l'intégration de Sanitec. La recommandation "hold" est maintenue, tout comme l'objectif de cours de 310 CHF.

J. Safra Sarasin salue la progression de la rentabilité. Si la direction considère comme un défi de dépasser en 2015 la performance 2014, elle ne l'exclut pas non plus. L'établissement préfère néanmoins rester neutre sur le titre.

UBS se montre plus critique, estimant la copie présentée "dans le cadre des attentes". La grande banque espérait une rémunération des actionnaires plus généreuse. La recommandation "neutral" est reconduite, à l'instar de l'objectif de cours de 300 CHF.

A l'approche de la mi-journée, la nominative Geberit engrangeait 2,8% à 351,7 CHF. Le SMI grappillait simultanément 0,09%.

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