Bilan

Renault: la pandémie fait chuter les ventes au premier semestre

Le constructeur automobile français Renault a vu ses ventes mondiales chuter de 34,9% au premier semestre, à 1,257 million de véhicules, sous l'effet de la pandémie, a-t-il annoncé lundi, tout en constatant "une reprise commerciale en juin".

Crédits: Pixabay

Sur les six premiers mois de l'année, le groupe (qui inclut aussi les marques Dacia, Lada, Alpine, Samsung Motors) fait moins bien que le marché mondial --en baisse de 28,3%--, une situation que le constructeur explique, dans un communiqué, par "sa forte exposition aux pays ayant subi un strict confinement".

Comme tous ses concurrents, Renault avait été contraint de suspendre ses activités commerciales et industrielles dans la plupart des pays du monde à partir de mi-mars avant une reprise progressive à partir de mai.

Il a toutefois mieux résisté que son compatriote et rival PSA (Peugeot, Citroën), dont les ventes ont presque été divisées par deux au premier semestre (-45,7%, à 1,033 million de véhicules).

PSA et Renault doivent publier leurs résultats financiers pour la première moitié de l'année respectivement les 28 et 30 juillet.

Le groupe au losange bénéficie cependant de la forte internationalisation de ses ventes. Plus d'un véhicule sur deux (50,4%) a été vendu hors d'Europe de janvier à juin, contre 44,5% sur le premier semestre de l'an dernier.

Dans un marché européen en baisse de 38,9%, Renault voit ses ventes chuter de 41,8%. Cette contreperformance s'explique avant tout par celle de la filiale roumaine à bas coûts Dacia (-48,1%), particulièrement touchée "par son exposition au marché des clients particuliers", beaucoup plus affecté par la crise que celui des entreprises.

Cependant, le groupe tire partie de sa présence en Russie, son deuxième marché après la France, où ses ventes ont fléchi de "seulement" 19,5%. Sa part de marché y a progressé de 1,4 point à 30,2%, grâce à sa marque locale Lada.

En Inde, les ventes ont baissé de 28,7% dans un marché qui s'est effondré de 49,4%.

En Chine, où Renault reste un acteur marginal et où il se recentre sur les utilitaires et les véhicules électriques, les volumes ont reculé de 21,2%, soit environ au même rythme que l'ensemble du marché.

Au Brésil, elles ont chuté de 46,9%, dans un marché en baisse de 39%.

A fin juin, en Europe, le carnet de commande du groupe est "plus de 20% supérieur à celui de l'année dernière" et les stocks "plus de 10% inférieurs à juin 2019. Cela nous donne une bonne visibilité pour notre activité sur le troisième trimestre", a souligné Denis le Vot, directeur commercial du groupe, lors d'une audioconférence avec des journalistes.

L'électrique cartonne

Parmi les bonnes nouvelles, Renault se félicite de l'envolée de ses ventes de véhicules électriques (+38%, à plus de 42'000 véhicules sur six mois), un marché dont il a été pionnier et qui est actuellement dopé par les plans de relance en Europe. "Notre offensive électrique fonctionne bien", s'est réjoui Denis le Vot.

La citadine Zoe s'est imposée comme la voiture électrique la plus vendue au premier semestre en Europe où le groupe Renault a revendiqué le premier rang des constructeurs pour ces motorisations avec 18,1% de part de marché.

L'arrivée de la petite Twingo électrique et le lancement d'ici à la fin de l'année du premier modèle Dacia électrique, ainsi que la montée en puissance des nouveaux modèles hybrides et hybrides rechargeables, rendent le groupe confiant de respecter les normes européennes d'émissions de CO2 fortement durcies en 2020.

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