Bilan

RBS pourrait supprimer 14'000 emplois dans sa banque d'investissement

Selon le "Financial Times", la banque britannique pourrait procéder à des suppressions d'emplois massives dans le cadre de sa restructuration. RBS n'a pas souhaité commenter.

Présente dans 38 pays à la fin 2014, l'activité internationale de banque d'investissement de RBS ne concernera bientôt plus que 13 nations.

Crédits: Keystone

La banque britannique Royal Bank of Scotland (RBS) pourrait supprimer jusqu'à 14'000 emplois dans le cadre d'une restructuration drastique de son activité de banque d'investissement, a affirmé le "Financial Times".

Interrogée par l'AFP, la banque n'a souhaité faire aucun commentaire mercredi.

RBS, l'une des quatre grandes banques de la City de Londres, a annoncé jeudi dernier qu'elle allait fortement concentrer ses opérations au Royaume-Uni et réduire son activité internationale de banque d'investissement.

Active dans 38 pays à la fin 2014, cette activité ne concernera bientôt plus que 13 nations, a-t-elle expliqué, en faisant état d'une nouvelle lourde perte nette de 3,470 mrd GBP (5,1 mrd CHF) subie en 2014.

En présentant ce plan, le directeur général du groupe, le Néo-Zélandais Ross McEwan, avait prévenu qu'il impliquerait un nombre "important" de suppression d'emplois mais n'avait fourni aucun chiffre à ce sujet.

Le quotidien des milieux d'affaires a cité toutefois deux sources proches du dossier, assurant que la direction du groupe s'était fixée pour objectif de supprimer jusqu'à quatre emplois sur cinq dans la banque d'investissement, qui compte actuellement quelque 18.000 employés (sur 115.000 salariés au total). Le FT a ajouté que la plupart des emplois sont situés aux Etats-Unis et en Asie.

Le syndicat britannique Unite avait fait part la semaine dernière de sa "forte inquiétude" vis-à-vis des conséquences sociales des décisions de RBS.

Les annonces de restructuration "ne vont pas anéantir les riches courtiers ni les inquiéter sur leur capacité à rembourser leur prêt immobilier". "C'est l'employé de base, qui gagne 20.000 livres par an (27.000 euros) qui se retrouve désormais dans l'incertitude", avait dénoncé Rob MacGregor, responsable syndical chez RBS.

Il a rappelé que la banque avait déjà supprimé plus de 30.000 emplois depuis son sauvetage en 2008.

La poursuite de la restructuration de RBS avait en revanche été saluée par le gouvernement britannique du conservateur David Cameron. L'Etat possède environ 80% du capital de la banque depuis son sauvetage à coup de milliards de livres durant la crise financière.

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