Bilan

Quand les potagers s’installent en ville

En Suisse, 74% de la population vit en milieu urbain. Pour améliorer la qualité de vie et lutter contre le stress au travail, les entreprises comme les villes parient sur la nature.
  • «Exodes urbains»: une microferme urbaine à Genève, lancée par...

    Crédits: Cathy Nivez
  • Julie Conti et Fanny Bernard.

    Crédits: Cathy Nivez
  • Chez Pasona, à Tokyo, derrière une façade végétalisée sur 9 étages...

    Crédits: Cathy Nivez
  • les salades poussent dans la salle de réunion (ci-dessous).

    Crédits: Cathy Nivez

Potagers urbains, jardins d’entreprise: la nature fait un retour en force dans les quartiers, et même dans les bureaux. «Avant, on pensait les villes contre la nature. Aujourd’hui, le regard s’est inversé, on l’intègre dans notre conception des espaces urbains», commente Ewa Renaud, spécialiste de la végétalisation des toits, une discipline qu’elle enseigne à l’hepia, la Haute Ecole du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève.

La Cité de Calvin souhaite donner l’exemple d’une ville «verte» à travers des opérations comme «Urbanature», avec des bancs en gazon et des rues végétalisées dans la ville. Mais au-delà du paysage et du bien-être, cette nouvelle agriculture urbaine entend aussi créer des emplois. La plateforme internet «Genève Cultive» illustre la (bio)diversité des initiatives et des acteurs de la ville.

A Lausanne, le quartier de Chavannes accueillera bientôt la plus haute tour de Suisse romande (117 mètres), véritable «forêt verticale» avec 80 arbres sur 35 étages. Cette tendance végétale a un autre nom: l’économie «circulaire» ou «régénératrice». Ici, tout est recyclé, en circuit fermé.

Autre initiative originale, celle de microferme urbaine, au centre de Genève, lancée par Julie Conti et Fanny Bernard. Baptisé «Exodes urbains», ce projet associatif se loge dans un container à 2 étages: au rez-de-chaussée, une centaine de poissons nagent dans des bacs (aquaponie), leurs déjections servent de nutriments aux plantes sous serre du 1er étage (tomates cerises, plantes aromatiques…) cultivées en hydroponie (lire ci-dessous). Ce petit monde fermé fonctionne sans intrants chimiques et consomme 80% d’eau en moins que l’agriculture classique. Les espèces cultivées en pleine ville sont souvent des variétés qui supportent mal le transport, soit des espèces rares ou oubliées.

«Cette végétalisation des villes répond à plusieurs objectifs, détaille Ewa Renaud: replacer la nature au cœur de la cité, recréer du lien social et fédérer les habitants des villes autour de pratiques et de valeurs communes.»

Nivez C Photoa
Catherine Nivez

JOURNALISTE

Lui écrire

Journaliste en France depuis 1990, d’abord comme reporter et journaliste dans le secteur de la musique, puis dans les nouvelles technologies, internet et l’entrepreneuriat. Après 20 ans en France, j’ai migré en Suisse et à Genève ou je vis et travaille désormais sur ma nouvelle passion: l’alimentation et la santé.

J’ai fait l’essentiel de mon parcours dans l’audiovisuel français (France Inter, France Info, Europe1, ou encore Canal+). Désormais journaliste freelance en Suisse, j’ai signé une série d’articles pour le quotidien suisse-romand Le Temps et travaille désormais pour BILAN où je tiens la rubrique mensuelle « Santé & Nutrition ».

Vous pouvez aussi me retrouver sur mes blogs : www.suisse-entrepreneurs.com, galerie de portraits des entrepreneurs que je côtoie en Suisse, et sur LE BONJUS mon nouveau blog consacré aux jus et à l’alimentation.

Du même auteur:

Philip Queffelec, l’avion dans le sang
Xavier Casile, le pubard de la Suisse

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