Bilan

Qoqa veut créer un coworking «avec une véritable philosophie de partage»

Associée à Swissroc et Arveron, l’entreprise communautaire d’e-commerce Qoqa, fondée par Pascal Meyer, construit un bâtiment qui abritera ses nouveaux bureaux ainsi que plusieurs entreprises partenaires.

En lançant son projet d'espace de coworking, Qoqa se positionne sur un marché de plus en plus concurrentiel.

Crédits: DR

Aujourd’hui à l’étroit, l'ancienne startup Qoqa, lancée il y a 14 ans, démarre la construction d’un nouveau bâtiment à deux pas de la gare de Bussigny. L’établissement qui verra le jour en 2021 se veut une sorte de «Silicon Papet» innovant qui permettra à tout un chacun de louer les espaces libres via une app dédiée. L’idée étant de réinventer le coworking en stimulant un maximum les échanges. Un projet qui laisse augurer de nouvelles folies. Interview

Bilan: Vous vous lancez dans la construction d’un bâtiment de 14’000m2 à Bussigny. Dans quel but?

Pascal Meyer : L’idée est d’en faire un lieu de partage qui va au-delà d’un simple espace de travail. Nous allons y intégrer de nombreuses animations et prestations, y compris un espace de travail ouvert à tous et baptisé “WorQout”, dans lequel nous proposerons des services et des conseils. Nous souhaitons attirer de nombreuses start-ups ainsi que des entrepreneurs à la recherche de lieu où travailler et échanger. L’idée est d’avoir entre 400 et 500 postes de travail occupés par jour dans tout le bâtiment.

La construction d’un tel bâtiment se monte à 50 millions de francs. Qui sont vos partenaires dans cette aventure?

Nous nous sommes associés à la société Arveron qui pilote déjà de nombreux projets immobiliers à Genève et dans le canton de Vaud pour l’élaboration du projet. Par ailleurs, nous avons convaincu Swissroc de nous rejoindre pour le financement du bâtiment et la coordination de la construction.

Quels genres de sociétés comptez-vous faire venir dans le QG?

Mis à part le “WorQout”, nous recherchons effectivement des entreprises susceptibles de louer des espaces, QoQa n’occupant que 30% de la surface. Nous n’allons pas prendre n’importe qui: nous souhaitons que le bâtiment ait une véritable philosophie de partage et d’échange de compétences. Et nous comptons pour cela utiliser des méthodes qui n’ont encore jamais été imaginées: par exemple, nous comptons baisser le loyer des occupants qui participeront de manière régulière à la vie du QG: événements, conférences, présentations, soutient… Et les prix pour les startups seront bien évidemment revus à la baisse.

Vous vous lancez dans le conseil aux start-up, mais pourriez-vous investir aussi dans certaines d’entre elles?

Non, pas dans l’immédiat. Je passe déjà 20% de mon temps dans le conseil aux start-ups et je voudrais continuer dans cette lignée-là. Échanger une heure avec un entrepreneur peut avoir plus de valeur qu’un financement de 10’000 CHF.

Une partie du bâtiment sera financée en token?

Oui, une réflexion est en cours afin d’offrir l’opportunité à notre communauté – plus de 600'000 personnes – de pouvoir participer à l’aventure sous forme de token: l’idée est de proposer des financements à partir de 1000 francs avec intérêts d’environ 5%. Cela fait partie des projets que le QG nous permet d’imaginer!

Qu’est ce qui fait la différence entre QoQa et d’autres sites de ventes en ligne?

Il y a cet esprit communautaire qui est assez unique. Les QoQasiens sont impliqués dans le choix des produits vendus, et tout le monde participe à nos décisions. Par exemple, pour le Black Friday, nous allons proposer de soutenir des causes humanitaires ou caritatives, dont la majorité nous ont été soumises par des membres de la Qommunauté!

Quels sont les autres projets de QoQa à moyen-long terme?

Le QG va déjà nous demander beaucoup d’énergie (rires)! Mais nous allons continuer le développement de SQale, une plateforme qui aide les entreprises suisses dans l’e-commerce à se développer à l’international. Et dans le contexte actuel, il me paraît important de prendre le temps de repenser la manière avec laquelle nous pourrions utiliser la formidable énergie de notre Qommunauté pour créer des projets qui ont un sens et un impact positif.

Votre chiffre d’affaires pour 2019?

Nous allons atteindre les 85 à 90 millions de francs pour 110 employés.

Chantal De Senger
Chantal de Senger

JOURNALISTE

Lui écrire

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l’Université de Genève. Elle débute sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Journaliste depuis 2010 pour le magazine Bilan, elle est spécialisée dans les PME. En grande amatrice de vins et gastronomie, elle est également responsable du supplément Au fil du goût encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal contribue par ailleurs régulièrement aux suppléments Luxe et Immo Luxe de Bilan.

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