Bilan

PSP Swiss Property épargné l'an dernier par la crise sanitaire

Le société immobilière PSP Swiss Property assure mardi n'avoir que marginalement ressenti les effets de la crise sanitaire. Les exonérations de loyers ont représenté un manque à gagner de 4,6 millions de francs, sur des revenus locatifs en hausse de 2,0% à 296,3 millions. Il restait encore à percevoir en fin d'année dernière pour 5,4 millions de loyers suspendus en raison des confinements.

Les ventes immobilières ont représenté 16,1 millions de francs, contre 12,8 millions un an plus tôt.

Crédits: DR

Les ventes immobilières ont représenté 16,1 millions de francs, contre 12,8 millions un an plus tôt, détaille le rapport d'activités diffusé mardi. Sur le plan opérationnel, l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) hors produit des revalorisation a progressé de 5,8% à 271,1 millions, moyennant une extension de la marge afférente de 1,4 point de pourcentage à 83,4%.

Hors produit des revalorisations, le bénéfice net est demeuré stable (+0,3%) à 215,8 millions de francs. Le conseil d'administration proposera un dividende agrémenté de cinq centimes à 3,65 francs par titre. La direction promet de continuer à étoffer la rémunération de ses actionnaires dans des proportions similaires au cours des trois à cinq prochaines années.

Les revenus locatifs comme l'Ebidta ajusté s'inscrivent dans le haut de la fourchette des projections articulées par les analystes du consensus AWP. Les prévisions pour le bénéfice net étaient plafonnées à 257,0 millions. La rémunération des actionnaires correspond aux attentes.

Fin décembre, la valorisation comptable du portefeuille représentait 7,68 milliards, en hausse de près de 6%. Celle des projets en développement s'était appréciée de près d'un quart à 895,1 millions.

Confiance inébranlable


La direction ambitionne pour l'année en cours d'étoffer modestement son Ebitda hors produit des revalorisation à quelque 275 millions. Le taux de vacance risque néanmoins de prendre l'ascenseur pour s'établir en fin d'année à 4,5%, contre 3,0% fin 2020.

Le directeur général Giacomo Balzarini ne s'inquiète pas outre-mesure de ce phénomène, attribué à l'arrivée à échéance de baux à loyer. Le patron a indiqué en téléconférence de presse que pour des portefeuilles de l'envergure de celui de PSP, des taux de vacance de 5,0 à 5,5% constituaient la norme.

L'incubateur de projets en développement doit par ailleurs plus que combler le manque à gagner induit par la péjoration attendue du taux de vacance sur l'année en cours. A l'horizon 2023, ces projets doivent apporter une contribution additionnelle de 33,5 millions de francs aux revenus locatifs.

Vontobel relève que le taux de vacance a atteint fin décembre un plancher inédit dans l'histoire de l'entreprise. L'analyste salue aussi les perspectives en matière de rémunération des actionnaires.

S'arrêtant sur les perspectives brossées par la direction, UBS note que la demande se renforce pour les surfaces de bureaux particulièrement bien situées, mais que les hôtels rejoignent les commerces de détail dans la catégorie des secteurs préoccupants.

A peine moins confiante, la Banque cantonale de Zurich (ZKB) juge que si la performance 2020 constitue une illustration des capacités de résistance offertes par un portefeuille immobilier de qualité, une part plus élevée de baux résidentiels constituerait un atout supplémentaire dans l'environnement du moment.

A la Bourse, l'action PSB a terminpé en hausse de 1,7% à 116,30 francs, dans un SPI en baisse de 1,1%.

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