Bilan

Les étudiants accompagnés vers l'entrepreneuriat

Les étudiants, chercheurs, alumni et collaborateurs des universités, de l’EPFL ou des HES sont soutenus dans leur projets entrepreneuriaux.

Crédits: Unsplash/Marten Bjork
Anne Headon dirige le Hub Entrepreneuriat et Innovation à l’UNIL. (Crédits: Nicole Chuard/UNIL)

Universités, écoles polytechniques et HES ne sont plus des lieux académiques cloisonnés. La volonté d’entreprendre et de créer sa startup y a aussi sa place. Et pas seulement d’un point de vue théorique, mais également pratique.

L’Université de Lausanne l’a bien compris, avec le Hub Entrepreneuriat et Innovation à l’UNIL. «Nous développons, au travers de nos activités, l’esprit d’entreprendre et la créativité, qualités qui sont très attendues non seulement des futurs entrepreneurs mais aussi des employeurs», estime Anne Headon, sa directrice. Ce programme, déployé depuis novembre 2019, est destiné aux étudiants, chercheurs, doctorants, alumni ou collaborateurs des sept facultés de l’UNIL (HEC, droit, lettres, médecine et biologie, sciences sociales et politiques, Géosciences et Théologie). «Nous avons une vision inclusive et apportons du soutien à tous les types de projet. Ceux qui ont une contribution sociétale ou environnementale sont particulièrement bienvenus», poursuit-elle.

Le programme d’accélération interdisciplinaire de l’UNIL, appelé UCreate, s’articule autour de différents ateliers pour confronter les porteurs d’idées à la réalité et leur apporter les compétences nécessaires au lancement d’un projet entrepreneurial. Six à huit projets sont retenus deux fois par an pour un programme de seize semaines. Ceux-ci bénéficient d’un espace de travail, d’un coach et d’un soutien financier allant jusqu’à 10 000 francs afin de financer une étude de marché ou l’élaboration d’un prototype. «Nous intervenons en amont, au moment de la naissance de l’idée et aidons les équipes à tester leurs hypothèses et à développer leur projet jusqu’à la création de la startup si l’idée est validée. Mais au- delà des projets, c’est le développement de nos étudiants comme futurs acteurs
de changement qui est au cœur de nos priorités», explique Anne Headon.

Des masters et des incubateurs

Pour l’EPFL, l’entrepreneuriat est aussi une activité essentielle. Plusieurs notions sont enseignées dans les différents cursus académiques. Il existe aussi le master en management, technologie et entrepreneuriat. Les diplômés possèdent un profil leur ouvrant des opportunités de carrière au sein d’entreprises, des startups aux multinationales.

Parallèlement, plusieurs programmes sont proposés pour soutenir les porteurs d’idées. C’est le cas notamment de EPFL Changemakers, lancé en 2020, conçu pour renforcer les compétences des étudiants. «Tout au long du programme, nos Changemakers ont l’occasion de se remettre en question, d’être exposés à de nouvelles façons de penser et d’apprendre de leurs pairs», explique André Catana, responsable de l’unité Start-up
à la vice-présidence de l’Innovation de l’EPFL.

A Genève, l’entrepreneuriat n’est pas en reste. La HEG propose différents ateliers ainsi que des diplômes de formation continue, alliant pratique et théorie, notamment un Executive Master of Business Administration. Parallèlement, l’incubateur -Pulse de la HES-SO Genève, sélectionne chaque semestre des idées innovantes issues de ses différentes écoles. «Le but est de les aider à transformer leur bébé en une société ou à consolider les bases», explique Caroline Widmer, directrice du programme -Pulse.

Les entrepreneurs - une quinzaine - testent, durant six mois, leur idée auprès du marché. Après un premier semestre d’évaluation, environ la moitié des projets sont retenus pour accéder à la phase dite de propulsion. Il s’agit d’un accompagnement d’une durée de deux semestres. Les projets débouchent sur des premiers prototypes et un modèle d’affaires ficelé.

Bloch Ghislaine NB
Ghislaine Bloch

Journaliste

Lui écrire

Ghislaine Bloch a découvert le monde de la vidéo et du reportage dès son adolescence. Après l'obtention d'un master à la Faculté des Hautes Etudes Commerciales de l'Université de Lausanne, elle démarre sa carrière à L'Agefi où elle effectue son stage de journaliste. Puis elle rejoint le quotidien Le Temps en 2004 où elle se spécialise dans les sujets liés aux start-up, à l'innovation, aux PME et à la technologie. Des thématiques qu'elle continue de traiter chez Bilan depuis 2019.

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