Bilan

Peugeot en discussions avec le Chinois Dongfeng

Le groupe PSA Peugeot Citroën confirme négocier une arrivée du chinois Dongfeng à son capital, que pourrait soutenir son actuel allié américain General Motors.
Le groupe PSA Peugeot Citroën confirme négocier une arrivée du Chinois Dongfeng à son capital,pour se sortir de la crise et vaincre l'euro fort.
Le constructeur automobile français étudie au mieux comment sortir de la crise et résister à l'euro trop fort et Peugeot se rapprocherait du chinois Dongfeng.

«PSA Peugeot Citroën confirme étudier des nouveaux projets de développement industriel et commercial avec différents partenaires, y compris Dong Feng Motor, ainsi qu'un projet d'augmentation de capital», annonce-t-il dans un bref communiqué diffusé jeudi.

Le constructeur automobile français en difficulté précise, toutefois, qu'«il n'y a aucun accord sur les termes d'une éventuelle opération». «Ces discussions sont à un stade préliminaire et aucune assurance ne peut être donnée quant à leur aboutissement», poursuit-il. «PSA Peugeot Citroën informera le marché en temps utile de l'issue de ces discussions», conclut-il.

Selon la presse, outre Dongfeng, l'Etat français pourrait participer à une augmentation de capital. La famille Peugeot en détient actuellement 25,4% et le groupe américain General Motors 7%.

Aval de GM

Ce dernier serait prêt à soutenir l'arrivée d'un nouvel actionnaire, a fait savoir PSA. Les deux constructeurs, partenaires depuis février 2012, ont modifié les termes de leur contrat afin que «GM renonce à son droit de mettre fin (...) à l'Alliance dans l'éventualité d'une prise de participation de certains tiers au capital de Peugeot», indique l'entreprise.

«Dans cette hypothèse, GM exercerait les droits de vote attachés aux actions Peugeot S.A. alors en sa possession, pour voter en faveur de cette opération», précise le groupe dans un autre communiqué.

PSA avait déjà fait savoir qu'il était en négociation avec différents partenaires, mais sans préciser lesquels. Le directeur général de Dongfeng, Zhu Fushou, avait dit, de son côté, que son groupe s'interrogeait sur «la rationalité» d'une prise de participation dans le numéro un français de l'automobile avec qui il possède une coentreprise, DPCA, qui exploite trois usines à Wuhan (centre-est de la Chine).

Une augmentation de capital, qui pourrait être comprise entre 3 et 4 milliards d'euros selon la presse, paraît d'autant plus nécessaire que la situation du constructeur reste fragile.

Dépréciation attendue

Il a encore annoncé jeudi s'attendre à une dépréciation de l'ordre de 1,1 milliard d'euros dans ses comptes 2013, du fait des variations de change et de la crise du marché automobile. PSA confirme toutefois son objectif de réduire de moitié sa consommation de trésorerie opérationnelle sur l'année. Il maintient également ceux prévus pour l'année prochaine, qu'il escompte tenir en renforçant sa politique de «rationalisation, de réduction des coûts», sans impact supplémentaire sur l'emploi, selon la direction.

La firme a aussi revu en baisse ses ambitions dans le cadre de son alliance avec General Motors. PSA a certes indiqué mercredi qu'il va produire dans son usine historique de Sochaux (est de la France), la remplaçante de l'Opel Zafira, pour le compte de la filiale allemande de GM. Mais les deux partenaires renoncent au projet initial de développer en commun une plate-forme pour des petits modèles.

Résultat, les synergies attendues de l'alliance ne sont plus que d'environ 1,2 milliard de dollars pour les deux groupes à partir de 2018, contre 2 milliards attendus jusqu'à présent.

Les alliances avec General Motors et Dongfeng permettront au constructeur français de «rebondir et d'acquérir la taille critique d'un constructeur mondial de premier plan», a déclaré à l'AFP le ministre français chargé de l'Industrie, Arnaud Montebourg. Ce dernier a également assuré que PSA «restera français» au terme de ces alliances.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Merci de votre inscription
Ups, l'inscription n'a pas fonctionné
Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."