Bilan

Pas question de licencier chez Swatch même en période critique

"Comme par le passé, les suppressions d'emploi, comme chez certains de nos concurrents, ne sont pas un thème de discussion chez nous en période critique", a affirmé Nayla Hayek.

Les forces de l'industrie suisse consistent toutefois dans la production en Suisse, a relevé la présidente du conseil d'administration Nayla Hayek.

Crédits: Keystone

Malgré le ralentissement de l'activité, Swatch n'envisage pas de réduire ses effectifs. Le numéro un mondial de l'horlogerie n'adoptera pas les mesures de ses concurrents pour répondre à la force du franc, promet Nayla Hayek.

"Comme par le passé, la réduction du personnel en temps de crise n'est pas à l'ordre du jour chez nous alors que ça l'est chez certains de nos concurrents", a déclaré mercredi la présidente du conseil d'administration devant les actionnaires réunis en assemblée générale au Vélodrome de Granges.

"Dans le contexte de la surévaluation du franc", les discours se focalisent sur la recherche et le développement. Mais la force de l'industrie suisse se trouve dans le fait qu'elle "fabrique également ses produits ici en Suisse", a relevé Mme Hayek dans son discours d'ouverture.

"La plus importante valeur ajoutée d'une société se déploie surtout à l'endroit où recherche, développement et production oeuvrent main dans la main", a-t-elle expliqué devant le parterre exceptionnellement clairsemé dans un premier temps en raison du retard des trains venant de Zurich.

Technologies mises en avant

Mme Hayek a encore insisté sur la force d'invention de son groupe qui a déposé près de 200 nouveaux brevets en 2015. "Swatch Group a aussi besoin de breveter ses solutions, par exemple pour rattraper des différences de change", a-t-elle lancé.

Prenant le relais, le patron de Swatch, Nick Hayek, a énuméré les technologies qui font la force de son groupe. Le savoir-faire électronique du groupe n'est pas seulement destiné à l'horlogerie. Il est aussi utilisé par d'autres entreprises suisses et étrangères, a noté M. Hayek.

Swatch Group, qui est aussi spécialisé dans la fabrication de batteries autonomes, va prochainement signer un accord avec un grand fabricant automobile, a-t-il encore dévoilé.

M. Hayek n'a pas du tout évoqué les montres connectées, mais a présenté la Swatch Bellamy, qui servira à effectuer des paiements. La montre, déjà en vente en Chine, sera lancée en Suisse dès mi-juin, avait indiqué mardi le groupe horloger. Il s'agit du premier pays d'Europe où elle sera commercialisée.

"Les banques chinoises ont été plus rapides que les banques suisses à nous suivre". Les établissements helvétiques ont attendu quatre mois, a-t-il noté.

L'ensemble des résolutions présentées par le conseil d'administration ont par ailleurs été approuvées par les actionnaires, a indiqué Swatch dans un communiqué, notamment la rémunération des membres du conseil d'administration et de la direction, ainsi que les bonus associés.

Nayla Hayek a été reconduite dans ses fonctions de présidente, et Ernst Tanner, Georges Hayek, Claude Nicollier ainsi que Jean-Pierre Roth conservent leur siège d'administrateur. Daniela Aeschlimann a fait son entrée à l'organe de surveillance.

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