Bilan

Oerlikon affiche un solide rétablissement au 1er trimestre

Le conglomérat schwytzois Oerlikon a comptabilisé sur les trois premiers mois de l'année un chiffre d'affaires de 568 millions de francs, en hausse de 7,2% sur un an. Les progrès les plus sensibles ont toutefois été enregistrés du côté de la demande et de la rentabilité. La direction reconduit ses ambitions pour l'ensemble de l'exercice.

Roland Fischer, le directeur général, estime que le groupe industriel a réalisé une bonne performance et un bon partiel dans un environnement de marché qualifié de difficile.

Crédits: Keystone

Les entrées de commandes ont bondi de plus d'un tiers à 643 millions, quand l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) a explosé de 46,2% à 88 millions, pour une marge afférente élargie de 4,2 points de pourcentage à 15,6%. Le résultat avant charges d'intérêt et impôts (Ebit) a été multiplié par plus de quatre à 39 millions, détaille le compte-rendu diffusé mardi.

La performance défrise les projections les plus optimistes articulées par les analystes du consensus AWP, qui plafonnaient les entrées de commandes à 616 millions, les recettes à 565 millions, l'Ebitda à 79 millions et l'Ebit à 28 millions.

Interrogé par AWP, Roland Fischer, le directeur général, estime que le groupe industriel a réalisé une bonne performance et un bon partiel dans un environnement de marché qualifié de difficile.

Au niveau des divisions, les entrées de commandes de Manmade Fibers, rebaptisée Polymer Processing Solutions suite à la reprise d'Inglass le 23 avril, ont plus que doublé à 315 millions de francs. Celles de Surface Solutions en revanche se sont légèrement contractées, reculant de 1,9% à 327 millions de francs Dans les deux cas les prévisions des analystes ont été largement battues.

L'acquisition d'Inglass, qui devrait être finalisée au cours du second trimestre, doit permettre à Oerlikon de se repositionner sur le marché porteur de la transformation des polymères, tant dans les secteurs de l'automobile, de la construction que de l'emballage. L'emploi de polymères allège par exemple substantiellement le poids des véhicules, également électriques et hybrides.

Inglass, une acquisition prometteuse


Pour l'homme fort d'Oerlikon "dès le premier jour la reprise d'Inglass sera marquée par un effet positif sur les marges bénéficiaires ainsi que sur les flux de trésorerie et elle renforcera la croissance de la division".

M. Fischer note que malgré la baisse sensible des entrées de commandes chez Surface Solutions, le résultat d'exploitation est ressorti meilleur grâce à la réduction des coûts et à une optimisation de la palette des produits, ce que confirment les analystes de la Banque cantonale de Zurich (ZKB).

Dans cette même unité d'affaires, la reprise est presque amorcée sur le continent asiatique, plus spécifiquement en Chine. En revanche, en Europe et en Amérique du Nord, le niveau d'avant la crise pandémique n'a pas encore été atteint, déplore le patron d'Oerlikon.

Pour Surface Solutions, le redressement est bien là dans l'outillage et dans l'industrie en général mais il est lent dans l'industrie automobile, car la chaîne d'approvisionnement ne fonctionne pas encore bien et il y a une pénurie en puces électroniques. Cependant le véritable problème provient de l'industrie aéronautique et spatiale où la reprise continue d'être compromise.

Sur l'ensemble de l'exercice, l'industriel anticipe toujours un chiffre d'affaires de 2,35 à 2,45 milliards, assorti d'une marge opérationnelle (Ebitda) de 15,5% à 16,0%.

Vers 11h45 la nominative Oerlikon perdait 3,4% à 10'625 francs, alors que l'indice SPI lâchait 0,2%.

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