Bilan

Novartis améliore sa rentabilité malgré des ventes en recul

Novartis a généré sur le troisième trimestre un chiffre d'affaires de 12,13 milliards, en repli marginal de 1% sur un an.

Le département Innovative Medicines, anciennement Pharmaceuticals, a engrangé des revenus de 8,17 milliards, en recul de 1%.

Crédits: Keystone

Novartis a généré sur le troisième trimestre un chiffre d'affaires de 12,13 mrd USD, en repli marginal de 1% sur un an. L'excédent d'exploitation (Ebit) a grappillé 2% à 2,27 mrd USD et le bénéfice net s'est enrobé de 7% à 1,95 mrd USD, détaille mardi le rapport intermédiaire.

L'Ebit de base en revanche s'est contracté de 3% à 3,38 mrd USD et le résultat net de base de 4% à 2,94 mrd USD. Le bénéfice par action (BPA) de base a reculé de 3% à 1,23 USD.

Les résultats "de base" s'expriment hors effets de changes et sont apurés des amortissements, correctifs de valeur, frais d'acquisition et de restructurations supérieurs à 25 mio USD, ainsi que de tout élément jugé exceptionnel par la direction.

Le chiffre d'affaires publié s'inscrit dans le bas de la fourchette de projections articulées par les analystes du consensus AWP, mais la rentabilité et le BPA de base chatouillent le plafond des prévisions.

Le département Innovative Medicines, anciennement Pharmaceuticals, a engrangé des revenus de 8,17 mrd USD, en recul de 1%. La progression des volumes distribués à été plus qu'effacée par la concurrence des génériques et les pressions tarifaires.

Les nouveaux produits ont accru leur contribution de 21% à 3,8 mrd USD. L'Ebit réel s'est étoffé de 8% à 2,02 mrd USD et celui de base s'est tassé de 2% à 2,68 mrd USD. La marge opérationnelle de base s'est érodée de 0,3 point de pourcentage, à 32,7%.

La concurrence des génériques s'est reflétée dans les revenus du Glivec, en recul de 30% sur un an à 834 mio USD. L'anticancéreux demeure néanmoins en tête des produits les plus vendus, devant le Gilenya (790 mio USD, en hausse de 14%).

Cosentyx, qui a récemment bénéficié d'extensions d'indications, a généré un chiffre d'affaires de 301 mio USD. Le moteur de ventes pressenti Entresto affiche un produit de 53 mio USD et la direction devise le potentiel de ce médicament contre les troubles cardiaques sur l'ensemble de l'année à quelque 200 mio USD.

Alcon dans le rouge

Sandoz, qui regroupe les activités dans les génériques, a également accusé une contraction de 1% de ses recettes, à 2,52 mrd USD. L'Ebit réel a fondu de 9% à 354 mio USD, mais celui de base a stagné à 530 mio.

La division ophtalomologique Alcon a essuyé un repli de 2% à 1,44 mrd USD, pour une perte opérationnelle de 50 mio USD, contre un gain de 57 mio à la même période l'an dernier. Le résultat opérationnel de base à fondu de 32% à 206 mio USD. Le groupe explique ces revers par des investissements accrus dans l'innovation, les relations avec les clients ou encore les processus. La direction assure constater les premiers progrès pour cette unité en difficultés chroniques.

Sur les neuf premiers mois de l'année, le mastodonte pharmaceutique accuse une contraction de son chiffre d'affaires de 2% à 36,19 mrd USD. Le résultat net a été amputé de près de deux tiers à 5,8 mio USD, mais la période de comparaison comprenait un gain exceptionnel avant impôts de près de 13 mrd USD réalisé dans le cadre du vaste transfert d'actifs, avec GlaxoSmithKline (GSK) notamment. A périmètre constant, la direction revendique un tassement de 4% du bénéfice net.

Pour l'ensemble de l'année, le laboratoire rhénan mise toujours sur un chiffre d'affaires stable, les nouveaux produits devant compenser l'impact de la concurrence des génériques. L'Ebit de base risque de se tasser de jusqu'à 5% à taux de changes constants.

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