Bilan

Novae soutient les artisans du terroir

Grâce à un fonds de microcrédit, un producteur de cerfs du Jura va pouvoir acheter des biches portantes en Pologne.

Le cheptel de l’éleveur jurassien Eric Lachat sera complété par l’arrivée de 170 cervidés.

Crédits: Dr

Quelque 170 cervidés viendront bientôt compléter le cheptel actuel d’Eric Lachat. «Je suis très content», indique l’éleveur jurassien, qui va pouvoir les acheter grâce à un prêt sans intérêt de 50 000 francs, remboursable sur dix ans, provenant d’un fonds créé par Novae.

«Il y a un réel marché pour le gibier indigène. Actuellement, la Suisse importe plus de 80% des 5000 tonnes de viande de cervidés consommées chaque année. Il est souvent difficile de connaître l’âge des bêtes à l’abattage. La viande arrive congelée ou sous vide, majoritairement d’Autriche et de Nouvelle-Zélande. Nous proposons la transparence par rapport à notre manière de travailler, validée par un apprentissage de 300 heures dans une exploitation afin de répondre aux exigences de la loi fédérale sur la garde d’animaux sauvages. Nous offrons aussi un produit de proximité très apprécié. Toute la viande de notre prochain abattage est déjà vendue», explique ce Jurassien de Corban. Ce dernier avait entamé dès 2011 une reconversion du domaine familial afin de se diversifier de la production laitière, peu rémunératrice.  

Soutenir les artisans locaux

Grâce à ce fonds lancé à l’automne 2015, le restaurateur collectif Novae entend permettre aux artisans du terroir de s’équiper plus facilement sans dépendre des banques et de leurs procédures complexes. Le fonds dispose d’un jury qui examine les dossiers, composé de trois chefs étoilés: Dominique Gauthier, du Chat-Botté, Pierrot Ayer, du Pérolles, et Edgard Bovier, de la Table d’Edgard du Lausanne-Palace. Deux chefs exécutifs de Novae se joignent à ce trio. 

Piloté par Stéphane Grégoire, directeur adjoint de Novae, ce fonds doit faciliter la vie des artisans. «Jusqu’à présent, nous avions coutume de travailler avec du cerf importé de pays européens. Cette nouvelle filière d’approvisionnement répond parfaitement à notre volonté de favoriser les produits de proximité et d’aider les producteurs à mieux gagner leur vie.»  

Serge Guertchakoff

RÉDACTEUR EN CHEF DE BILAN

Lui écrire

Serge Guertchakoff est rédacteur en chef de Bilan et auteur de quatre livres, dont l'un sur le secret bancaire. Journaliste d'investigation spécialiste de l'immobilier, des RH ou encore des PME en général, il est également à l'initiative du supplément Immoluxe et du numéro dédié aux 300 plus riches. Après avoir été rédacteur en chef adjoint de Bilan de 2014 à 2019, il a pris la succession de Myret Zaki en juin de cette année.

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