Bilan

Notre radiographie des 600 plus grands employeurs de Suisse

Notre 5e Enquête exclusive sur l’évolution des effectifs des entreprises indique une reprise de la croissance, notamment dans l'industrie. A l’inverse, le commerce de détail souffre. Enquête de Serge Guertchakoff, collaboration Sylvie Bernaudon et Jacques Molinari.

  • Avec 1732 collaborateurs au 1er juin 2019, le groupe médical Hirslanden a vu ses effectifs progresser de plus de 70% en deux ans.

    Crédits: Hirslanden

Unique enquête de ce type en Suisse romande, voire en Suisse, une vaste radiographie de l’emploi est effectuée directement par Bilan tous les deux ans. Ne cherchant pas à se faciliter la tâche, pourtant suffisamment ardue, nous avons réussi à intégrer encore une centaine d’entreprises qui avaient échappé à notre vigilance voilà deux ans, ou qui n’avaient pas encore la taille requise (généralement une centaine de salariés).

Nouveaux très grands employeurs

Deux constatations. La première est réjouissante: la création d’emplois redémarre depuis 2017, variant entre +8,35% dans le Jura et -0,2% en Valais. Neuchâtel est à 6,7%, Genève à 4,8%, Vaud à 4,7% et Fribourg à 3,3%. Il s’agit là de moyennes de l’évolution à la hausse et à la baisse des pourcentages de chaque entreprise, et non de la variation en fonction des effectifs nominaux, difficile à établir puisque le classement 2019 compte davantage de sociétés.

Seconde constatation: le nombre de groupes et/ou sociétés employant plus de 1000 salariés (sans compter les temporaires et autres stagiaires) a augmenté pour s’élever à 48 (+4 depuis l’automne 2017), comme le montre notre tableau ci-contre. Les nouveaux entrants sont Merck, Implenia, Grisoni-Zaugg, JTI et le très discret groupe jurassien Sonceboz, alors qu’HSBC est sorti de cette liste en passant sous la barre des 1000 collaborateurs.

Parmi les plus fortes progressions, citons l’exemple d’une société méconnue, Cleaning Service, qui appartient au groupe hollandais Vebego depuis 2013. Cleaning Service est essentiellement active dans le nettoyage, mais pas uniquement. Présente non seulement sur Genève, mais aussi à Crissier, Nyon et bientôt Morges, ses effectifs vont atteindre les 1500 salariés en fin d’année (alors qu’ils étaient encore
1200 en janvier). Sous la houlette de son CEO Richard Noller, venu du médical et du marketing, cette PME fondée en 1970 a su saisir de multiples opportunités pour se développer. Ainsi, elle a mis sur pied une équipe dévolue aux travaux spéciaux qui n’a pas chômé en juin dernier lorsqu’il y a eu pas moins de 17 inondations majeures rien que sur le canton de Genève. Autre exemple: depuis deux ans, le règlement sur la gestion des déchets ayant changé en ville de Genève, cette PME propose ses services à toutes les entreprises de plus de 9 personnes, notamment pour les cabinets médicaux. Les équipes en question montent dans les étages chercher directement les sacs de déchets. Un exemple de dynamisme.

Bonne lecture!


Méthodologie

Pour réaliser cette vaste enquête, Bilan a contacté directement plus d’un millier d’entreprises qui devaient indiquer le nombre de salariés au bénéfice d’un contrat à durée indéterminée, quel que soit leur temps de travail, en date du 1er juin 2019.


Vaud

Le géant Nestlé reste prédominant dans le plus grand canton romand. Toutefois, ses effectifs baissent de 6,2%, soit une perte de 470 postes. Voilà un an, Le Temps annonçait que la multinationale pourrait supprimer jusqu’à 580 postes dans le canton de Vaud. Une analyse assez réaliste. Après avoir été longtemps épargnée, la Suisse est en effet touchée de plein fouet par la stratégie élaborée par le CEO Mark Schneider. Celle-ci passe notamment par la suppression de plus de 400 places de travail au centre informatique de Vevey.

Jusqu’à 163% de hausse

Mais cette mauvaise nouvelle ne reflète pas l’évolution du tissu économique vaudois. En effet, de nombreuses entreprises ont vu leurs effectifs grimper de 20% et plus. Dont Activ Fitness (+163,8%), leader suisse contrôlé par la Coopérative Migros Zurich, avec désormais 277 salariés au bénéfice d’un contrat à durée déterminée.

Derrière ce cas particulier, qui s’explique par une croissance à la fois interne et externe (rachat du groupe Silhouette), citons Nexthink (+46,7%). Peu connue, cette société lausannoise compte plus de 900 clients dans le monde, dont Adobe, BlackRock, Commerzbank et Western Union. Créée en 2004, elle installe des capteurs dans les smartphones, les serveurs et les ordinateurs portables pour mesurer tout problème lié à la sécurité et aux tentatives d’intrusion.

Autre magnifique exemple: Pix4D (+54,8%). Cette société est née en 2011 d’une recherche dans un laboratoire de l’EPFL. Spécialisée dans les logiciels de traitement d’images de drones et leur modélisation 3D destinée aux professionnels, cette startup avait été rachetée par Parrot en deux temps.

Hausse de 46,7% des effectifs en deux ans pour la société lausannoise Nexthink... (Crédits: Patrick Martin)

Réputée pour son sens de l’innovation, la vaudoise ELCA emploie plus de 340 personnes dans le canton (+21,8%) et réalise un chiffre d’affaires de 152 millions. Elle s’est hissée au premier rang des agences et prestataires de services digitaux en Suisse. Cette société a su prendre le virage de la blockchain. En effet, ELCA a confirmé son engagement auprès de l’EPFL afin de construire le Center for Digital Trust (C4DT), pôle de référence en matière de sécurité informatique, de protection des données et de respect de la vie privée dans le monde numérique.

... et de 54,8% pour la startup Pix4D, dirigée par Christoph Strecha. (Crédits: pix4d)

La construction en forme

Outre ces sociétés technologiques, le secteur de la construction s’est également renforcé: Implenia (+19,8%), Grisoni-Zaugg (+20%), Cand-Landi (+29,7%), Bertholet-Mathis (+26,8%) ou encore CCHE Architecture (+25,4%). Parmi les autres bonnes nouvelles, relevons la résilience du secteur industriel. Que ce soit avec l’horloger Dubois-Dépraz (+16,5%), avec le spécialiste de l’aérospatial APCO Technologies (+22,8%), avec le fournisseur de composants électroniques Fischer Connectors (20,2%) ou encore avec la pharma Debiopharm (+25%).

Rares sont les mauvaises nouvelles, excepté la suppression de 51 emplois chez Nissan à Rolle, correspondant en réalité à la suppression de 34 places de travail (les autres étant des postes vacants).

Une inconnue: la multinationale Philip Morris International a vu ses places de travail croître de 21% depuis 2017, mais le secteur des fabricants de cigarettes souffre. Japan Tobacco International et British American Tobacco ont en effet annoncé des plans de restructuration. PMI a tenté fin août des pourparlers pour refusionner avec Altria, dix ans après leur séparation. Le projet n’a finalement pas abouti.


Genève

Avec le début de l’automne, quelques mauvaises nouvelles sont tombées à Genève, principalement en ce qui concerne les multinationales. Coty et Japan Tobacco International (JTI) viennent d’annoncer des restructurations. La première va voir sa présence genevoise fondre de moitié, la seconde devrait supprimer environ 260 emplois mais rester dans le top 30 des plus grands employeurs du canton. Par contre, Caterpillar, également menacée par une réorganisation, est parvenue à maintenir ses effectifs. D’autres, telle L’Occitane, se développent même.

L’horlogerie recrute

Le secteur horloger, gros pourvoyeur d’emplois, se porte plutôt bien. Que ce soit Rolex (+3,94%), la Compagnie Richemont (+8,61%), Patek Philippe (+4,25%), Chopard (+2,5%), le Groupe Franck Muller (+10%), ou encore Salanitro (+42,31%). A ce propos, on ne peut que souligner la domination du groupe Rolex, dont les effectifs atteignent un record historique (+74,6% lors de ces vingt dernières années). Certes, l’Etat de Genève, avec ses 18 221 salariés (sans ceux des HUG, notamment, soit encore 11 784 personnes), reste le champion de l’emploi. L’autre maison horlogère historique, Patek Philippe, a vu le nombre de ses collaborateurs progresser de plus de 130% durant ce même laps de temps! Quant au groupe Richemont, en 1999, il annonçait environ 700 salariés. Or, il y en a près de 2000 de plus aujourd’hui. Soit +278,6%.

Le géant orange Migros ne cesse de souffrir de la concurrence de nouveaux distributeurs (Aldi, Lidl, etc.), mais aussi de la force du franc, de la proximité avec la France et de nouvelles habitudes de consommation. Pas étonnant dès lors de voir ses effectifs diminuer de 22,5% depuis 1999. Quant à Procter & Gamble, alors que le géant américain avait vu ses effectifs grimper à 3132 en 2011, ils ne cessent de baisser depuis au rythme des cessions de marques.

Le nombre de collaborateurs du groupe Rolex a atteint un record historique (+74,6% sur vingt ans) (Jean-Daniel Meyer/Rolex)

La finance continue de reculer

Autre secteur d’importance pour Genève, la banque. Encore deuxième plus grand employeur de Genève en 1999, aujourd’hui, UBS n’occupe plus que la 12e place de notre classement et le nombre de ses salariés a fondu de 51,7%! Credit Suisse Group, 6e employeur à l’époque et 29e désormais, a vu ses effectifs chuter aussi: -50%. Si l’ensemble du secteur financier continue à souffrir, cela ne se reflète pas chez les banquiers privés: Pictet & Cie affiche -2,2% depuis 2017, mais +173% sur vingt ans, et Lombard Odier +6,4% depuis 2017 et +87,2% depuis 1999. Quant à Mirabaud, elle n’est apparue dans notre radiographie de l’emploi qu’à partir de 2007, date à laquelle la banque privée n’employait «que» 206 personnes à Genève. Au 1er juin de cette année, ils sont 340, soit +65%. Autres exceptions: l’Union Bancaire Privée et la Banque J. Safra Sarasin, deux acteurs de la consolidation bancaire de ces dix dernières années.

Parmi les sortants de notre classement: Thomson Reuters. En 2005, la société communiquait la présence de 523 personnes sur le site de Collonge-Bellerive. Absorbée par Thomson entre-temps, puis rachetée par un nouvel actionnaire, la société annonçait 120 licenciements (sur un effectif total de 178) en octobre 2018… Depuis lors, le site a été racheté par des privés qui envisagent plusieurs scénarios.


Fribourg

Parmi les plus belles progressions d’effectifs, signalons celle de Liebherr (+24,3%). Cela coïncide avec l’année record vécue en 2018 par ce groupe industriel, dont le chiffre d’affaires a dépassé pour la première fois la barre des 10 milliards d’euros (près de 12 milliards de francs). Cela représente une croissance de 7,5% par rapport à l’exercice 2017. Liebherr Machines Bulle a réalisé un chiffre en hausse de 36%.

Mieux encore, la progression des affaires du géant du nettoyage Vebego (+27,3%). Idem avec le groupe de pharmacies BENU (+60,8%), de quoi se demander si le périmètre de consolidation de 2017 était identique à celui de cette année.

De nombreuses entreprises du canton ont investi dans un nouvel outil de production: l’équipementier sportif Scott à Givisiez (siège mondial inauguré tout récemment à la suite d’un investissement de 60 millions de francs), Johnson Electric, qui a inauguré une extension de sa halle de production à Morat, ou encore Etablissements Techniques Fragnière qui a déménagé dans les anciens bâtiments de Yendi au bord de l’autoroute à Bulle.

Il faut aussi mentionner la croissance de l’ex-Bumotec, renommée Starrag Vuadens (+18,5%), qui a accueilli le reste des salariés de la célèbre SIP genevoise. Ils ont été rassemblés par leur actionnaire majoritaire, Walter Fust, sur le site de Vuadens. Ce dernier se veut écoresponsable grâce, entre autres, à la présence de plus de 8000 m2 de panneaux solaires sur la toiture.

Si l’on regarde l’évolution des principaux employeurs privés de ce canton sur dix ans, on remarque que c’est avant tout le Groupe E qui a vu ses effectifs croître le plus (+90%), cela notamment grâce à une politique de croissance externe par l’ajout de nouveaux services. Mais le groupe Liebherr a lui aussi vu le nombre de ses collaborateurs fribourgeois exploser (+97%). On relèvera encore les progressions de Micarna (+17,6%), l’horloger Richemont (+12,6%), ou encore Nestlé (+75,5%).

L’usine Liebherr à Bulle. Le groupe enregistre l’une des plus belles progressions du canton. (Crédits: Nicolas Repond)

Neuchâtel

Difficile de voir l’horizon se dégager résolument pour le canton de Neuchâtel. Certes, le taux de chômage y est resté stable et il n’y a pas encore eu de recours accrus à la réduction des heures de travail. Il n’empêche que quelques nuages demeurent.

Premier élément: il a fallu «digérer» la fermeture du site Autodesk. Qu’on se souvienne: fin novembre 2017, le géant californien, spécialiste des logiciels de conception par ordinateur, confirmait
son intention de fermer son site neuchâtelois. La multinationale était pourtant un fleuron de la promotion économique du canton. Sur les 232 emplois du site des hauts de Neuchâtel, seule une dizaine a pu être maintenue. Le siège EMEA a été déplacé à Dublin. Il s’agissait du 28e plus grand employeur du canton, selon notre enquête.

Ce départ renforce encore le poids des secteurs horloger et pharmaceutique. D’autres menaces planent sur les producteurs de tabac, sachant que Philip Morris y emploie davantage de personnes que la coopérative Migros.

Mais il y a également quelques bonnes nouvelles. Telle celle concernant le fabricant de cadrans Someco qui va s’installer en 2020 dans une usine neuve à Boudry. Le Conseil d’Etat a dû se mobiliser pour éviter que ce sous-traitant ne rejoigne le canton voisin de Berne où une parcelle l’intéressait. Dans le secteur horloger, le travail en équipe de deux fois huit heures s’était généralisé l’an dernier, avant les événements de Hongkong. Entre-temps, Sellita s’est agrandie, même si son patron Miguel Garcia ne communique guère à ce propos.

D’autres groupes continuent eux aussi leurs investissements. A noter la belle progression de PX Group de Pierre-Olivier Chave (+86,1%). Ce groupe industriel, actif dans la métallurgie et l’outillage, parvient à tirer son épingle du jeu en poursuivant sa politique de diversification de sa clientèle.

Le groupe industriel PX Group affiche une hausse de ses effectifs de 86,1%. (Crédits: PX Group)

Valais

Le Valais se porte bien. Son industrie chimique et pharmacologique embauche, à l’image du géant bâlois Lonza, dont les effectifs dépassent à nouveau les 3000! D’ailleurs, la magnifique Lonza Arena vient d’être inaugurée à Viège afin d’accueillir les compétitions de hockey sur glace des clubs régionaux. En outre, Lonza va construire un centre biotech, baptisé Ibex Solutions, pour y développer des médicaments, du stade préclinique à la commercialisation. Pourquoi Ibex? Cela signifie bouquetin en anglais et en latin. Un animal réputé pour son agilité et qui vit en symbiose avec son environnement. Cinq nouveaux bâtiments sont prévus, dont deux sont déjà en construction. L’un sera destiné à Ibex et l’autre à une unité de production dédiée à la collaboration avec Sanofi et qui permettra de créer 200 places de travail supplémentaires! Quant à Ibex, on parle d’une centaine de postes de travail. D’après le directeur du site, rien qu’avec les salaires du personnel, ce sont environ 300 millions de francs qui sont injectés annuellement en Valais.

Il s’agit d’une belle victoire pour le canton, qui était en concurrence avec la Chine, Singapour et l’Irlande. Les autorités ont pris des engagements pour améliorer les conditions-cadres, y compris pour pouvoir offrir des structures d’accueil pour les enfants (crèches, etc.). Le Valais évolue rapidement, avec l’aide de Patrick Aebischer qui a décidé d’y implanter une antenne de l’EPFL. L’an prochain, plus de 500 chercheurs travailleront main dans la main entre l’EPFL et la Haute Ecole d’ingénierie sur le nouveau site à côté de la gare de Sion. De quoi diminuer encore la dépendance de ce canton au tourisme.

Autre nouvelle importante, l’accord trouvé entre Constellium et Novelis: ce dernier va racheter au premier le site qu’il louait depuis plus d’une décennie. Sans oublier le récent rachat par la société japonaise DIC des activités pigments du groupe BASF à Monthey.

Le géant bâlois Lonza compte à nouveau plus de 3000 salariés. (Crédits: Lonza Group)

Jura + Jura bernois

Tout d’abord, une précision majeure: pour la première fois, nous avons décidé d’intégrer le Jura bernois et la région biennoise dans ce classement, ceci afin de ne pas «pénaliser» les entrepreneurs de l’arc jurassien. Une mesure qui nous permet, du même coup, de quasiment doubler le nombre de sociétés présentes dans cette radiographie de l’emploi.

Certes, le groupe Swatch ne souhaite toujours pas communiquer sur ses effectifs par canton, il n’empêche que c’est désormais Rolex qui prend la tête de ce classement. Relevons tout de même l’ouverture du Musée Swatch le 12 juin 2019 à Bienne, suivie par celle du Musée Omega le 2 juillet 2019. Auparavant, Omega avait inauguré sa nouvelle manufacture, toujours à Bienne. Ce groupe aura engagé plus de 800 collaborateurs en Suisse l’année dernière.

Gros employeur de la région, le groupe Sonceboz ne cesse de se développer. Ses petits actionneurs électriques équipent de nombreuses voitures. La croissance est également au rendez-vous chez Straumann, avec l’installation à Villeret de dix lignes de production supplémentaires.

Parmi les signes positifs, rappelons le dépôt d’un permis de construire dans la zone industrielle de Courtételle par l’entreprise Hevron qui souhaite y ériger un nouveau bâtiment pour les activités de thermopoudrage. Cette PME est devenue un leader sur le marché de la façade et de la construction métallique en Suisse.

On le constate, cette région est loin de dépendre uniquement du secteur horloger. Les industriels s’y sont diversifiés, et pas que dans le médical, comme le prouve l’exemple du groupe Busch (avec l’aéronautique ou le sport). Sans oublier la société familiale Chocolats Camille Bloch à Courtelary, qui fête cette année ses 90 ans d’existence.

Camille Bloch, à Courtelary, emploie 200 personnes, soit 11% de plus qu’en 2017. (Crédits: Camille Bloch)
Serge Guertchakoff

RÉDACTEUR EN CHEF DE BILAN

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Serge Guertchakoff est rédacteur en chef de Bilan et auteur de quatre livres, dont l'un sur le secret bancaire. Journaliste d'investigation spécialiste de l'immobilier, des RH ou encore des PME en général, il est également à l'initiative du supplément Immoluxe et du numéro dédié aux 300 plus riches. Après avoir été rédacteur en chef adjoint de Bilan de 2014 à 2019, il a pris la succession de Myret Zaki en juin de cette année.

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