Bilan

Nestlé n°1 européen pour la capitalisation boursière

Nestlé au sommet du classement européen des capitalisations boursières, Roche sur la 3e marche du podium: le dernier palmarès PricewaterhouseCoopers couronne les stratégies des entreprises suisses.
  • L'étude 2013 de PricewaterhouseCoopers (PWC) sur la capitalisation des entreprises européennes montre que les valeurs dépassent à nouveau les montants atteints avant la crise. Crédits: Reuters
  • 1. Nestlé se retrouve en tête de ce classement, avec une capitalisation boursière de 164,1 milliards d'euros. Crédits: Reuters
  • 3 C'est la banque britannique HSBC qui se retrouve à la 2e place du classement, avec 160,6 milliards d'euros. Crédits: Reuters
  • 3. Une entreprise suisse complète le podium: Roche a atteint au 1er août 2013 une capitalisation boursière de 159,8 milliards de dollars. Crédits: Reuters
  • 4. Au pied du podim, Shell présente une capitalisation boursière de 158,5 milliards de dollars. Crédits: Reuters
  • 5. Troisième entreprise suisse du top10, Novartis affiche une capitalisation boursière de 146,3 milliards de dollars. Crédits: Reuters
  • 6. BHP Billiton se retrouve à la 6e place avec une capitalisation boursière de 122,4 milliards de dollars. Crédits: Reuters
  • 7. Le groupe belge Anheuser-Busch InBev se hisse à la 7e place du classement avec 117,4 milliards d'euros de capitalisation boursière. Crédits: Reuters
  • 8. Le géant britannique des Telecom, Vodafone, se retrouve en 8e position avec 110,2 milliards d'euros de capitalisation boursière. Crédits: Reuters
  • 9. Premier groupe français du classement (et 3e pharma derrière les deux groupes suisses Roche et Novartis), Sanofi-Aventis présente une capitalisation boursière de 99,8 milliards d'euros. Crédits: Reuters
  • 10. BP clôt le top10 des capitalisations boursières européennes avec 98,4 milliards d'euros. Crédits: Reuters
Nestlé est désormais la première capitalisation boursière européenne avec une valorisation de 164,1 milliards d'euros (quelque 208 milliards de francs). C'est ce que révèle l'étude publiée mercredi 23 octobre par le cabinet d'audit PricewaterhouseCoopers (PwC).

Pour le groupe basé à Vevey, c'est le couronnement après une progression continue ces dernières années: l'entreprise était classée 7e en 2008 et a progressivement grimpé pour atteindre le sommet. Deux autres sociétés suisses, Roche et Novartis se hissent aux 3e et 5e places du palmarès; elles étaient respectivement 8e et 9e en 2008.

L'agroalimentaire et la santé au top

«L'agroalimentaire et la santé n'étaient pas historiquement considérés comme des secteurs de croissance, mais avec l'importance grandissante des consommateurs des pays émergents, ils le sont devenus», analyse Fabien Laurenceau, stratégiste chez Aurel BGC.

PwC (PricewaterhouseCoopers) confirme cette tendance dans son étude: «Ce rattrapage est dû pour une bonne part aux performances boursières des secteurs de la distribution et des biens de consommation ainsi que de la santé».

Car rattrapage il y a: Les 100 plus grandes entreprises européennes ont désormais dépassé leur capitalisation boursière totale d'avant la crise. Avec 5308 milliards d'euros au 1er août 2013, contre 4875 milliards à la même date en 2008, la page de la crise semble tournée.

La finance a résisté, l'énergie a plongé

Cet épisode n'aura pas été sans faire de victime: plus d'un quart des entreprises présentes dans le palmarès en 2008 ont disparu du top100 en 2013. Mais ces mouvements sont loin du tsunami qui pouvait être redouté.

D'ailleurs, les sociétés issues de la branche de la finance, présentées comme les plus sensibles dans cette période, ont relativement bien tenu le choc: de 1050 milliards d'euros en 2008, leur capitalisation est passée à 1017 milliards en 2013.

C'est dans le secteur de l'énergie que les principaux perdants sont à chercher: la branche a vu sa capitalisation fondre de 1624 milliards d'euros en 2008 à 983 milliards en 2013. Et ce secteur, qui représentait un quart du top100 en 2008, a perdu sept éléments pour n'en compter plus que 18 aujourd'hui. Symbole de cette déconfiture: Gazprom, géant russe du gaz, leader du classement en 2008 a chuté à la 20e place en 2013.

Au niveau régional, la stabilité est de mise: le Royaume-Uni reste en tête des capitalisations (22%), devant la France et l'Allemagne (17% chacune). La Suisse est 4e avec 10% des 100 premières capitalisations du continent.
Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

Lui écrire

Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

Du même auteur:

Offshore, Consortium, paradis fiscal: des clefs pour comprendre
RUAG vend sa division Mechanical Engineering

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Merci de votre inscription
Ups, l'inscription n'a pas fonctionné
Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."