Bilan

Nestlé: la seule offre pour le rachat d'Herta jugée trop basse

Bigard, premier groupe de viande en France dirigé par Jean-Paul Bigard, aurait déposé la seule offre de rachat d'Herta pour 300 millions d'euros, a rapporté le quotidien économique Les Echos.

Le désinvestissement de Nestlé ne concerne que les produits à base de viande - telle la fameuse saucisse Knacki.

Crédits: Keystone

Le projet de cession des activités de charcuterie et produits carnés de la marque Herta, propriété de Nestlé, n'a soulevé l'intérêt que d'un seul repreneur à ce jour, selon le quotidien français Les Echos. Le géant alimentaire vaudois devrait trancher au sujet de cette offre de rachat jugée "trop faible" d'ici la fin de l'année.

Bigard, premier groupe de viande en France dirigé par Jean-Paul Bigard, aurait déposé la seule offre de rachat d'Herta pour 300 millions d'euros, a rapporté le quotidien économique mardi. "Nous n'avons pas de commentaire supplémentaire", a indiqué à AWP un porte-parole de Nestlé.

"Le groupe suisse en voudrait entre 400 et 500 millions d'euros et se donne trois mois pour prendre une décision", selon Les Echos.

Désinvestissement de Nestlé

Le désinvestissement de Nestlé ne concerne que les produits à base de viande - telle la fameuse saucisse Knacki. Dans son rapport annuel de 2018, le géant de l'alimentaire précisait que "Nestlé conservera et continuera à développer les activités existantes de produits végétariens et de pâtes à gâteau de la marque Herta".

"L'adaptation aux nouveaux modes de consommation fait partie intégrante de la vie des entreprises", avait fait savoir en juin à AWP un porte-parole de Nestlé France à ce sujet.

En France, Herta compte deux usines et environ 1200 employés. Les activités de charcuterie et produits carnés de la marque en France, en Allemagne, en Belgique, au Luxembourg, au Royaume-Uni et en Irlande ont généré des ventes de quelque 680 millions de francs en 2018, selon le rapport annuel de Nestlé.

"L'activité de pâte à dérouler et les protéines végétales (qui ne sont pas à vendre) sont installées respectivement en Suisse et en République tchèque", a précisé le quotidien français.

Conséquences pour les emplois

Les représentants du personnel de Nestlé en France avaient indiqué à AWP fin juin qu'ils étaient au courant de la possible vente d'Herta, mais en ignoraient les conséquences en termes d'emplois, ce qui semble toujours être le cas.

Seule la confirmation de l'unique offre et "l'inéquation de son montant aux yeux de Nestlé" leur ont été communiquées, selon Les Echos, qui a également avancé que "l'hypothèse de la création d'une co-entreprise a également quelque crédit", sans plus de détail.

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