Bilan

Mme Widmer-Schlumpf veut rassurer les entrepreneurs

La conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf a cherché à rassurer mercredi à Renens (VD) les patrons vaudois à propos de la troisième réforme fiscale qui s'appliquera aux entreprises.

Invitée par le conseiller d'Etat Pascal Broulis à l'enseigne du Club des 100 (les 100 entreprises vaudoises qui pèsent le plus lourd fiscalement), la cheffe du Département fédéral des finances (DFF) a rappelé que le contexte économique était marqué par la concurrence internationale et l'après 9 février.

Crédits: Keystone

Eveline Widmer-Schlumpf a cherché à rassurer mercredi à Renens (VD) les patrons vaudois à propos de la troisième réforme fiscale qui s'appliquera aux entreprises. La conseillère fédérale a souligné à de multiples reprises la nécessité d'aller vite et de tout faire pour éviter un référendum.

Invitée par le conseiller d'Etat Pascal Broulis à l'enseigne du Club des 100 (les 100 entreprises vaudoises qui pèsent le plus lourd fiscalement), la cheffe du Département fédéral des finances (DFF) a rappelé que le contexte économique était marqué par la concurrence internationale et l'après 9 février. "Nous n'avons plus la sécurité d'avant", a-t-elle affirmé.

MESSAGE POSITIF

"C'est pour les (les entrepreneurs) rassurer que je suis ici", a expliqué la conseillère fédérale en souhaitant leur soumettre des propositions qui soient de nature à leur donner envie de continuer à investir. "C'est important pour eux, pour toutes les entreprises".

Interrogée sur la réforme, dont la mise en consultation est prévue pour septembre, Eveline Widmer-Schlumpf n'a rien dévoilé de substantiellement nouveau. Elle a déploré des fuites dans la presse qui annonçaient que Vaud serait le grand perdant du changement. "Ce ne sont pas les vrais chiffres" qui sont sortis, selon elle.

Questionnée sur l'impossibilité d'appliquer le système de la licence box aux nombreuses sociétés, notamment de trading, installées sur l'Arc lémanique, la conseillère fédérale a parlé d'autres instruments fiscaux qu'il serait possible de mettre en oeuvre. Elle n'a cependant pas donné de précisions, comme Pascal Broulis d'ailleurs.

DÉPART D'ENTREPRISES

Le grand argentier vaudois a dépeint une situation tendue, avec des entreprises qui ont "besoin de sécurité", alors que "les méfaits" de la votation du 9 février contre l'immigration massive se font sentir. Pascal Broulis a indiqué avoir reçu très récemment un rapport d'une grosse commune, "pas Lausanne", annonçant le départ de sociétés pour les Pays-Bas et l'Irlande. "Ils viennent les draguer tous les jours".

Le canton de Vaud a annoncé en avril sa feuille de route pour réformer la fiscalité des entreprises, suivant les pressions de l'Union européenne qui demande la fin des régimes spéciaux. Un taux unique serait fixé à 13,8%, accompagné de mesures sociales pour les familles notamment. Une compensation de 200 millions de francs serait demandée à la Confédération.

QUELQUES INQUIÉTUDES

Au moment de la discussion avec l'assemblée du Club des 100, les réactions des patrons ont montré que la charge fiscale était visiblement considérée comme trop lourde par certains. L'industriel André Kudelski s'est montré aussi très inquiet d'une nouvelle ponction prévue sur les plus-values réalisées sur les titres. Elle sanctionnerait, selon lui, les patrons proches de leurs entreprises.

Cumulée à l'impôt sur la fortune, Pascal Broulis a reconnu que cela ferait beaucoup. La réforme fiscale pourrait déployer ses effets au niveau cantonal dès 2018.

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