Bilan

Meyer Burger se restructure, 250 postes supplémentaires à la trappe

Le groupe Meyer Burger vise des économies opérationnelles de 50 millions de francs et veut supprimer 250 nouveaux postes, dont un tiers en Suisse.

Les mesures de restructuration comprennent la suppression de 250 emplois d'ici la fin de l'année, soit 16% de l'effectif recensé lors du dernier partiel du groupe bernois.

Crédits: Keystone

Le groupe Meyer Burger annonce jeudi un vaste plan de restructuration, afin de "renforcer l'entreprise dans ses domaines technologiques stratégiques" et "améliorer sa flexibilité". Le programme vise des économies opérationnelles de 50 mio CHF et comprend la suppression de 250 nouveaux postes, dont un tiers en Suisse, précise le spécialiste bernois des technologies photovoltaïques dans un communiqué.

Les structures d'organisation et les unités de productions continuent d'être optimisées et recentrées sur les technologies clés, assure Meyer Burger. Les départements de recherche et développement (R&D), les ventes et les services au niveau mondial ainsi que "certaines parties du portefeuille de produits" seront rationnalisés.

Les mesures de restructuration comprennent la suppression de 250 emplois d'ici la fin de l'année, soit 16% de l'effectif recensé lors du dernier partiel du groupe bernois (1547 équivalents temps plein). Parmi ceux-ci, un tiers devraient toucher la Suisse, essentiellement le siège de Thoune.

Licenciements probables

En Suisse, le processus de consultation débute ce jeudi avec les représentants des salariés. Meyer Burger affirme que les suppressions se traduiront dans la mesure du possible par des fluctuations naturelles et des retraites anticipées, mais s'attend également à devoir "probablement" prononcer "un certain nombre" de licenciements, sans plus de précisions.

Ce plan de restructuration contraste avec l'optimisme affiché il y a un an presque jour pour jour par le patron du groupe, Peter Pauli. Ce dernier avait alors affirmé dans la "Sonntagszeitung" qu'après la centaine de postes supprimés au premier semestre 2015, il n'y aurait plus de suppressions d'emplois en Suisse.

"Nous avons besoin de collaborateurs pour parvenir à réaliser la croissance anticipée", avait alors assuré M. Pauli, confiant dans la demande croissante en énergie dans le monde et le mouvement vers les sources de courant renouvelables dans les pays industrialisés et anticipant une augmentation du photovoltaïque.

Au cours des dernières années, l'entreprise a réduit de plus d'un tiers ses charges d'exploitation. Entre 2011 et 2015, celles-ci sont passées de 330 mio CHF à 210 mio. Au premier semestre 2016, Meyer Burger est pour la première fois depuis 2012 revenu en territoire positif au niveau opérationnel, dégageant un excédent brut d'exploitation de 6,2 mio CHF, contre -32,7 mio une année auparavant.

La perte nette avait pu être ramenée à 25,6 mio CHF, contre 93 mio lors des six premiers mois de 2015. Pour le patron du groupe, les améliorations au premier semestre ont été certes réjouissantes, "mais nous devons parvenir à ramener l'entreprise durablement en territoire positif au niveau du résultat net".

Les charges non récurrentes liées au plan de restructuration sont devisées à 3-4 mio CHF, qui seront comptabilisées sur l'exercice en cours.

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