Bilan

Mazars résilient face au Covid-19

Retour sur une croissance impressionnante avec l’interview exclusive de José Caneda, CEO de Mazars Suisse, acteur majeur de l'audit, de la fiscalité et du conseil.

José Caneda est le CEO de Mazars Suisse.

Crédits: LDD

Mazars en Suisse, un acteur majeur de l'audit, de la fiscalité et du conseil, a annoncé aujourd’hui un chiffre d’affaires en hausse de 13% pour son exercice 2019/2020 (du 1er septembre 2019 au 31 août 2020). Le groupe Mazars a lui aussi enregistré une forte croissance de son chiffre d’affaires de 7,8%. Son chiffre d’affaires atteint désormais 1,9 milliard d’euros.

Retour sur cette croissance impressionnante avec le CEO pour la Suisse, José Caneda. En Suisse, Mazars compte plus de 270 collaborateurs répartis entre ses bureaux de Berne, Delémont, Fribourg, Genève, Lausanne, Neuchâtel, Sion et Zurich.

Avec un chiffre d'affaires en hausse de 13%, cela positionne Mazars à quel rang en Suisse?

José Caneda: Il n’y a pas de chiffres officiels. Ce qui est important pour nous, c’est que notre croissance soit continue et de qualité. Nous connaissons en Suisse un fort développement (+100% en cinq ans). Nous gagnons du terrain et nous avons encore un grand potentiel de développement en Suisse alémanique.

Est-ce que l'entité suisse a mieux performé que le groupe?

Le groupe Mazars a une des meilleures croissances du marché de l’audit et du conseil au niveau mondial au cours des dernières années (nous avons doublé de taille en dix ans) ce qui montre la solidité de notre groupe. Encore cette année, le groupe enregistre une forte croissance de 7,8% presque exclusivement d’ordre organique. En Suisse, nous avons enregistré une croissance de 13%.

Vous indiquez que Mazars est resté fort sur son marché principal, le «middle market», tout en améliorant votre part de marché dans le segment des grandes entreprises. Qu'est-ce que le "middle market"?

Ce sont les PME et les sociétés de taille moyenne de 0 à 249 collaborateurs qui forment la majorité du tissu économique suisse, soit environ 70% des entreprises suisses. Nous avons dans notre ADN l’esprit entrepreneurial qui nous permet de comprendre les défis des entreprises de cette taille.

Quelle est désormais votre part de marché dans le segment des grandes entreprises ?

Nous restons un challenger auprès des grandes entreprises. Ces derniers mois, nous avons gagné des mandats d’audit de sociétés cotées et des missions de conseil dans le segment des grandes entreprises.

Comment expliquez-vous cette croissance en année de pandémie ?

Nos priorités durant cette année si particulière ont été de protéger la santé de nos collaborateurs et de nos clients. Notre responsabilité sociale est bien plus importante que notre croissance. Nous avons évidemment été impactés par la pandémie et nous sommes très heureux d’avoir enregistré une croissance malgré les contraintes.

Vous êtes le CEO de Mazars Suisse, mais vous êtes aussi un des associés du groupe. Quelles fonctions remplissent les associés? Sont-ils privilégiés dans la répartition du bénéfice éventuel?

Mazars bénéficie d’un modèle de partnership intégré unique dans la profession. Nous sommes environ 1100 associés qui tirons tous à la même corde. Les fonctions d’un associé sont de servir avec responsabilité nos clients et nos collaborateurs en adaptant notre organisation au niveau local. Nous sommes d’ailleurs très heureux que le groupe ait nommé quatre nouveaux associés au sein de son partnership cette année. Concernant la rémunération, il y a également une grande solidarité entre associés au niveau global. Notre modèle, qui comprend des parts variables pour l’ensemble du personnel, privilégie les collaborateurs avant les associés. Cette année, comme la plupart des entrepreneurs, les associés ont consenti des sacrifices importants.

Vous êtes le seul acteur accrédité pour réaliser certains audits de certification. Cela vous a-t-il amené de nouveaux clients ?

Nous avons en effet gagné environ 60 nouveaux clients au cours des dernières années, principalement actifs dans la chaîne d’approvisionnement de l'horlogerie. Grâce à notre expérience engrangée au cours des dernières années, nous développons actuellement une nouvelle palette de services dans le domaine du développement durable pour tous les secteurs.

Combien d'engagements avez-vous réalisés durant l'exercice écoulé et combien en prévoyez-vous pour l'exercice en cours?

Notre priorité pendant cette pandémie a été de protéger les emplois de tous nos collaborateurs et nous sommes heureux d’y être parvenus. Nous avons engagé près de 40 collaborateurs au cours de l’année 2020 et tablons sur des perspectives à peu près équivalentes pour 2021.

Serge Guertchakoff

RÉDACTEUR EN CHEF DE BILAN

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Serge Guertchakoff est rédacteur en chef de Bilan et auteur de quatre livres, dont l'un sur le secret bancaire. Journaliste d'investigation spécialiste de l'immobilier, des RH ou encore des PME en général, il est également à l'initiative du supplément Immoluxe et du numéro dédié aux 300 plus riches. Après avoir été rédacteur en chef adjoint de Bilan de 2014 à 2019, il a pris la succession de Myret Zaki en juin 2019.

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