Bilan

Malgré la crise, Airbus en passe d'échapper aux licenciements

Airbus est en passe d'éviter tout licenciement pour les 15.000 emplois qu'il supprime pour s'adapter à la crise historique du secteur aéronautique provoquée par la pandémie, grâce aux départs volontaires et aux aides des États.

Les suppressions de postes au sein d'Airbus touchent quasi exclusivement la branche commerciale du groupe, qui employait près de 78.500 personnes fin 2020.

Crédits: DR

L'avionneur, qui a réduit de près de 40% ses cadences de production d'avions commerciaux face à l'effondrement du trafic aérien et ses conséquences durables pour les compagnies aériennes, ne prévoit pas de licenciements en France, en Allemagne ni au Royaume-Uni, pays les plus touchés par les suppressions d'emplois.

"Grâce à l'efficacité de toutes les mesures sociales déployées jusqu'à présent, Airbus ne voit pas la nécessité de procéder à des licenciements forcés en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, en attendant le déploiement réussi des mesures de mobilité interne en cours", explique le groupe dans une déclaration transmise à l'AFP.

Airbus, qui comptait 131.349 salariés au 31 décembre, avait annoncé fin juin la suppression de 5.100 postes en Allemagne, 5.000 en France, 1.700 au Royaume-Uni, 900 en Espagne et 1.300 sur ses autres sites dans le monde.

La situation n'est pas encore tranchée en Espagne, où "le processus social a débuté plus tard". "Les efforts se poursuivent pour atteindre les objectifs du plan d'adaptation dans ce pays", ajoute l'avionneur européen.

Le grand concurrent Boeing, qui fait par ailleurs face aux déboires de son 737 MAX, a de son côté prévu de supprimer 30.000 emplois en deux ans.


L'avionneur, qui a réduit de près de 40% ses cadences de production d'avions commerciaux face à l'effondrement du trafic aérien et ses conséquences durables pour les compagnies aériennes, ne prévoit pas de licenciements en France, en Allemagne ni au Royaume-Uni, pays les plus touchés par les suppressions d'emplois.

"Grâce à l'efficacité de toutes les mesures sociales déployées jusqu'à présent, Airbus ne voit pas la nécessité de procéder à des licenciements forcés en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, en attendant le déploiement réussi des mesures de mobilité interne en cours", explique le groupe dans une déclaration transmise à l'AFP.

Airbus, qui comptait 131.349 salariés au 31 décembre, avait annoncé fin juin la suppression de 5.100 postes en Allemagne, 5.000 en France, 1.700 au Royaume-Uni, 900 en Espagne et 1.300 sur ses autres sites dans le monde.

La situation n'est pas encore tranchée en Espagne, où "le processus social a débuté plus tard". "Les efforts se poursuivent pour atteindre les objectifs du plan d'adaptation dans ce pays", ajoute l'avionneur européen.

Le grand concurrent Boeing, qui fait par ailleurs face aux déboires de son 737 MAX, a de son côté prévu de supprimer 30.000 emplois en deux ans.

Les suppressions de postes au sein d'Airbus touchent quasi exclusivement la branche commerciale du groupe, qui employait près de 78.500 personnes fin 2020.

L'annonce a été faite mercredi lors d'un comité d'entreprise européen au cours duquel Airbus a "confirmé aux partenaires sociaux que son plan d'adaptation au Covid-19 serait formellement conclu au plus tard à l'été 2021". Il précise qu'il "continuera d'évaluer au cours des prochaines semaines les dernières mesures à mettre en oeuvre".

Si le syndicat Force ouvrière affirmait dès le mois d'octobre qu'il n'y aurait pas de licenciements en France, le président exécutif du groupe Guillaume Faury s'était jusqu'ici refusé à s'engager sur ce point.

___ Kurzarbeit et APLD

En Allemagne, c'est un "grand soulagement", "les menaces de licenciements sont écartées" et "à la place, des solutions intelligentes ont été trouvées", s'est félicité dans un communiqué Daniel Friedrich, responsable du syndicat IG Metall pour la région de Hambourg (nord)

Départs volontaires, chômage partiel, reconversions: pour y parvenir, l'entreprise et les syndicats ont déployé tout un arsenal de mesures.

En Allemagne, l'accord d'entreprise prévoit que les mesures de chômage partiel soient prolongées jusqu'à la fin de 2021. Pour la suite, un dispositif sur la sauvegarde des sites et des emplois permettra de réduire le temps de travail pour une partie ou la totalité des salariés d'une usine.

Comme en Allemagne avec le "Kurzarbeit", le dispositif français d'activité partielle de longue durée (APLD) mis en place par l'État a permis de sauvegarder une part importante des emplois. Au début du processus, Guillaume Faury tablait sur la préservation de 1.500 emplois en Allemagne et plus de 1.000 en France grâce à ces dispositifs.

L'investissement accru des États pour accélérer le développement de l'avion décarboné a également permis de préserver des compétences en matière de recherche-développement.

En France par exemple, dans le cadre de son plan de soutien au secteur aéronautique le gouvernement a alloué 1,5 milliard d'euros d'ici à 2022 pour financer les recherches en ce sens.

L'avionneur a enregistré en 2020 une perte nette de 1,1 milliard d'euros - quand Boeing perdait de son côté 11,9 milliards de dollars - pour un chiffre d'affaires en recul de 29%. Il a provisionné 1,2 milliard d'euros pour financer son plan de restructuration.

Alors que le trafic ne devrait retrouver son niveau de 2019 qu'entre 2023 et 2025, l'avionneur européen prévoit de livrer en 2021 le "même nombre d'avions commerciaux qu'en 2020" et une remontée des cadences de production de ses monocouloirs A320 de 40 à 45 avions par mois d'ici à la fin de l'année.

Le groupe Airbus comptait fin 2019 49.000 salariés en France, 45.500 en Allemagne, 12.500 en Espagne, 11.000 au Royaume-Uni et plus de 15.000 dans le reste du monde.



L'annonce a été faite mercredi lors d'un comité d'entreprise européen au cours duquel Airbus a "confirmé aux partenaires sociaux que son plan d'adaptation au Covid-19 serait formellement conclu au plus tard à l'été 2021". Il précise qu'il "continuera d'évaluer au cours des prochaines semaines les dernières mesures à mettre en oeuvre".

Si le syndicat Force ouvrière affirmait dès le mois d'octobre qu'il n'y aurait pas de licenciements en France, le président exécutif du groupe Guillaume Faury s'était jusqu'ici refusé à s'engager sur ce point.

Kurzarbeit et APLD


En Allemagne, c'est un "grand soulagement", "les menaces de licenciements sont écartées" et "à la place, des solutions intelligentes ont été trouvées", s'est félicité dans un communiqué Daniel Friedrich, responsable du syndicat IG Metall pour la région de Hambourg (nord)

Départs volontaires, chômage partiel, reconversions: pour y parvenir, l'entreprise et les syndicats ont déployé tout un arsenal de mesures.

En Allemagne, l'accord d'entreprise prévoit que les mesures de chômage partiel soient prolongées jusqu'à la fin de 2021. Pour la suite, un dispositif sur la sauvegarde des sites et des emplois permettra de réduire le temps de travail pour une partie ou la totalité des salariés d'une usine.

Comme en Allemagne avec le "Kurzarbeit", le dispositif français d'activité partielle de longue durée (APLD) mis en place par l'État a permis de sauvegarder une part importante des emplois. Au début du processus, Guillaume Faury tablait sur la préservation de 1.500 emplois en Allemagne et plus de 1.000 en France grâce à ces dispositifs.

L'investissement accru des États pour accélérer le développement de l'avion décarboné a également permis de préserver des compétences en matière de recherche-développement.

En France par exemple, dans le cadre de son plan de soutien au secteur aéronautique le gouvernement a alloué 1,5 milliard d'euros d'ici à 2022 pour financer les recherches en ce sens.

L'avionneur a enregistré en 2020 une perte nette de 1,1 milliard d'euros - quand Boeing perdait de son côté 11,9 milliards de dollars - pour un chiffre d'affaires en recul de 29%. Il a provisionné 1,2 milliard d'euros pour financer son plan de restructuration.

Alors que le trafic ne devrait retrouver son niveau de 2019 qu'entre 2023 et 2025, l'avionneur européen prévoit de livrer en 2021 le "même nombre d'avions commerciaux qu'en 2020" et une remontée des cadences de production de ses monocouloirs A320 de 40 à 45 avions par mois d'ici à la fin de l'année.

Le groupe Airbus comptait fin 2019 49.000 salariés en France, 45.500 en Allemagne, 12.500 en Espagne, 11.000 au Royaume-Uni et plus de 15.000 dans le reste du monde.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Merci de votre inscription
Ups, l'inscription n'a pas fonctionné
Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."