Bilan

Lymo démarre à Genève

Un nouvel acteur sur le marché des VTC (véhicules de transports avec chauffeurs) arrive. Lymo est une plateforme qui affiche à la fois les taxis et les chauffeurs indépendants. Lancement ce vendredi 10 mai.

Un nouvel acteur entre sur le marché genevois des VTC. Un marché déjà bien exploité.

Crédits: Pixabay

«Nous sommes une start-up genevoise» déclare d’emblée Alex Sabbag, membre de l’équipe de Lymo. Cette nouvelle plateforme - lancée ce vendredi 10 mai - vise à réunir sous une même interface les chauffeurs de taxi et les indépendants. Le client voit rapidement les tarifs ainsi que les véhicules les plus proches. Après Uber ou encore Kapten, Lymo espère s’octroyer une part de ce marché grandissant.

«Le marché des taxis et VTC genevois connaît une forte augmentation du nombre de chauffeurs depuis 2013» note Mélanie Malhame, directrice générale de Lymo. Simplement, cette augmentation est à corréler avec une baisse du taux d’occupation de ces mêmes chauffeurs. «C’est devenu mission impossible pour eux, ils ont connu une baisse de leurs revenus de l’ordre de 30%» affirme Alex Sabbag.

Fixer son prix soi-même

Les fondateurs de Lymo affirment que ce sont les chauffeurs qui doivent décider. Ils fixent eux-mêmes leurs tarifs - sachant que le client aura la possibilité de favoriser un transport moins cher. L’interface de l’application montre les différents véhicules, leur couleur, le prix maximum la distance à laquelle ils se situent par rapport à l’utilisateur et encore une note sur le chauffeur. Ce dernier élément est primordial pour Alex Sabbag, qui insiste sur l’importance du bouche à oreille. «Le gros du marketing, ce sont les recommandations des chauffeurs», confie-t-il.

La majorité de l’argent revient au chauffeur, et Mélanie Malhame précise que 35 francs est la somme maximum que Lymo prélève sur ses chauffeurs en une semaine.

Développement dans plusieurs villes

Si Lymo a choisi de démarrer à Genève comme Uber et Kapten, c’est que la ville est davantage propice à ce système de VTC. Les fondateurs de Lymo parlent de la cité de Calvin comme d’un lieu contenant «beaucoup de contraintes». Ce qui pousse Alex Sabbag à dire que «si c’est ok à Genève, cela le sera partout». Sans pour autant dévoiler précisément le plan d’action, l’équipe genevoise affirme toutefois s’intéresser à rapidement se développer à Zurich. «Nous gagnons sur la multiplication des villes» note encore Mélanie Malhame. 

L'équipe de Lymo est basée à Genève.

Mais les différentes personnes de chez Lymo ont pris garde à se lancer de manière à croître de manière contrôlée. «Le but n’est pas d’activer les chauffeurs en même temps» préviennent les fondateurs.

Lancement compliqué

Lymo se lance, après plusieurs mois de mise en place et de tests en tout genre. Majed Samawi, l’homme d’affaires genevois, a largement cru au projet et y a investi une somme conséquente. L’application a coûté cher en développement. «Il a fallu la créer de zéro, puis il y a tout le développement et le debugging» rappelle Alex Sabbag. La start-up genevoise a bien son équipe à Genève, et c’est là que l’argent revient. Le développement lui-même a lui été réalisé depuis Dubaï. Après de nombreux mois de recherche et de mise au point, la plateforme est donc disponible. L’équipe ne cache pas son envie de devenir une licorne, à l’image de Mindmaze. Reste à voir si le pari sera payant et si la concurrence est surmontable. «Je sais qu’il y a quelque chose à faire, il s’agissait de trouver l’angle. C’est un marché intéressant dans lequel tout le monde se plaint» conclut Majed Samawi.

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

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Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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