Bilan

Lindt & Sprüngli a vu son bénéfice plonger en 2020

Lindt & Sprüngli a souffert des restrictions liées au coronavirus, faisant plonger son bénéfice. Cela ne l'empêchera pas de verser un dividende à ses actionnaires. Le chocolatier de Kilchberg procèdera à un programme de rachat d'actions dès juin. Pour 2021, il compte renouer avec la croissance.

Le groupe va procéder à un rachat d'actions à hauteur de 750 millions de francs dès le 1er juin, "en raison des liquidités élevées.

Crédits: Keystone

Le fabricant de tablettes et de pralinés a enregistré en 2020 un résultat d'exploitation (Ebit) en chute de 29,1% à 420,3 millions de francs, pour une marge afférente de 10,5% contre 13,2% un an plus tôt, selon le communiqué paru mardi. Le bénéfice net s'est effondré de 37,5% à 320,1 millions de francs. Le flux de trésorerie opérationnelle a reculé de 5,2% à 787,6 millions.

Le chocolatier de Kilchberg avait déjà publié ses ventes en janvier. En 2020, elles avaient reculé de 10,9% à 4,02 milliards, pénalisé par la force du franc, les fermetures des boutiques et les restrictions de déplacement en raison du coronavirus.

La groupe compte proposer un dividende de 1100 francs par action et de 110 francs par bon de participation. Il avait versé un dividende majoré de 75%, soit 1750 francs par nominative et 175 francs par bon de participation au titre de 2019.

Ces résultats font légèrement mieux que le consensus AWP, à l'exception du bénéfice net. Le dividende du bon de participation dépasse même les attentes les plus optimistes.

Rachat d'actions de 750 millions de francs

Le groupe va procéder à un rachat d'actions à hauteur de 750 millions de francs dès le 1er juin, "en raison des liquidités élevées, du bilan solide et du flux de trésorerie constamment élevé". Il doit durer au maximum jusqu'au 31 décembre 2022.

La direction table pour 2021 sur une croissance organique des ventes de 6-8% et une marge opérationnelle de 13-14% avant d'atteindre 15% en 2022. Elle a confirmé ses objectifs à moyen terme, misant sur l'amélioration de la situation face au coronavirus. Elle table à moyen et long terme sur une croissance organique des ventes de 5-7% par an et la hausse de la marge opérationnelle de 20 à 40 points de base par an.

Goldman Sachs salue les objectifs précis pour 2021, vus comme positifs face à l'incertitude persistante liée au Covid-19. Les analystes apprécient aussi le rachat d'actions, plus important qu'anticipé. Ils tablaient sur 300 millions pour 2021.

Pour UBS, l'annonce d'un dividende et du rachat d'actions reflètent la résilience du groupe des bords du lac de Zurich. Joern Iffert note que la situation s'est améliorée au second semestre. Concernant les perspectives, il se demande toutefois quel sera l'impact des restrictions liée au coronavirus sur les boutiques du groupe, qui représentaient 13% des recettes en 2019. Les nouveaux produits, comme les tablettes Cacao Pur, devraient permettre de gagner des parts de marché.

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