Bilan

Les Suisses roulent avec de puissantes voitures

Avec 160 chevaux en moyenne, les véhicules vendus l’an dernier sont beaucoup plus puissants que ceux qui roulent chez nos voisins.

Présentée au Salon de Genève, la Chiron de Bugatti franchit la barre des 100 km/h en 2,5 secondes.

Les voitures qui circulent en Suisse sont beaucoup plus puissantes que celles qui sillonnent les routes d’autres pays européens! Elles développent, en moyenne, 160 chevaux (CV) contre 143 en Allemagne, 133 au Royaume-Uni, 116 en Espagne, 113 en France et 105 en Italie.

Au sein de l’Union européenne, la moyenne atteint 126 CV. Calculés par le Comité français des constructeurs automobiles (CFCA) à partir des ventes réalisées en 2015, ces chiffres ont été dévoilés récemment par le quotidien économique Les Echos.

La pole position de la Suisse n’est pas surprenante. Grâce à un pouvoir d’achat plus important que chez nos voisins et à une forte présence de personnes fortunées, le marché automobile helvétique est davantage tourné vers les grosses cylindrées. Une analyse publiée en septembre 2015 par le site comparis.ch arrive aux mêmes conclusions pour le marché indigène. Avec une moyenne de 184 CV, les voitures circulant dans le canton de Zoug sont en effet les plus puissantes du pays devant celles de Schwyz (173 CV) et de Zurich (169 CV). 

Moteurs plus puissants 

 

A l’inverse, tous les cantons romands figurent dans le bas du classement. Avec 158 CV, le Valais se classe devant Genève (156), Fribourg et Vaud (tous deux avec 152 CV), Neuchâtel (150) et Jura (146).

Selon les calculs du CFCA, la puissance des voitures est beaucoup plus forte qu’au début du millénaire: elle s’élevait alors à environ 130 CV en Suisse, 110 en Allemagne et à 90 en France et en Espagne.

Selon son porte-parole, l’alourdissement des véhicules lié à plusieurs facteurs (équipements de sécurité, systèmes de dépollution, électrification de la chaîne de traction, etc.) nécessite l’intégration de moteurs plus puissants. A cette explication s’ajoutent l’installation de techniques d'injection directe et de suralimentation ainsi que les arguments marketing destinés à allécher le client.

 

 

 

 

 

Jean Philippe Buchs
Jean-Philippe Buchs

JOURNALISTE À BILAN

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Journaliste à Bilan depuis 2005.
Auparavant: L'Hebdo (2000-2004), La Liberté (1990-1999).
Distinctions: Prix Jean Dumur 1998, Prix BZ du journalisme local

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