Bilan

Les règles d'or de la Fondation Philias pour réussir son partenariat

Une démarche qui se prépare, au besoin, en collaborant avec un organisme expert. Soutien que Philias propose depuis dix ans. S?engager dans un partenariat social ne demande pas moins de préparation qu?une démarche commerciale ou marketing et exige des stratégies somme toute assez proches. Ce n'est pas parce qu?elle souhaite travailler à des projets de solidarité que l'entreprise peut se passer d'une définition précise d'objectifs, qui induira l'élaboration d'une stratégie puis le choix d'un domaine d'intervention. Ce dernier doit refléter les valeurs que l'entreprise veut porter vis-à-vis de l'extérieur ainsi que de son personnel, en toute cohérence. La direction examinera ensuite quel genre d'associations elle souhaite avoir comme partenaire: grande, petite, locale, nationale. Une décision qui a son importance car elle déterminera l'ampleur du projet, voire la somme et les compétences à investir. «Philias conseille de respecter certains critères de base: les organisations à but non lucratif doivent être apolitiques, areligieuses, transparentes dans leurs comptes. Enfin, leur action doit être pertinente par rapport aux besoins identifiés. Une partie du travail de Philias consiste justement à aiguiller l'entreprise au moment de ce choix fondamental. Puis nous accompagnons les deux partenaires afin qu?ils mettent en place les conditions à respecter pour que la démarche serve les intérêts de part et d'autre», explique Bettina Ferdman Guerrier, directrice de Philias.

Trois ans d'engagement

A partir des besoins de l'association et des contraintes de l'entreprise, son chef se demandera comment et à quel degré impliquer ses collaborateurs, sans oublier la direction, dans le projet, et pour combien de temps il souhaite s?engager. L'étape est cruciale car sans cet investissement concret le partenariat n'existe pas. «La démarche repose sur le désir de s?impliquer au-delà du don, dans une véritable rencontre sur le long terme, où prédomine un enjeu humain. Chez Philias, nous considérons qu?un engagement de trois ans est idéal car il permet d'instaurer une relation professionnelle et un développement de la démarche», note Bettina Ferdman Guerrier. Enfin, pour que l'entreprise puisse s?approprier le partenariat dans la durée, il est important de prévoir un vrai dispositif à l'interne. «Travailler à la responsabilité sociale de l'entreprise demande du temps et des compétences. Il ne suffit pas de désigner une ou deux personnes qui s?en occuperont en plus de leur cahier des charges habituel.» Un partenariat sociétal ne se lance pas sur un coin de table, parce que «c?est sympa» ou dans l'air du temps. C?est un processus qui engage les protagonistes sur la durée, peut contribuer à faire évoluer leurs pratiques dans tous les domaines et doit être soumis à une évaluation. Moyennant quoi, parole de Philias, il bénéficiera à tous de manière durable.

Photo: Bettina Ferdman Guerrier,fondatrice et directrice de Philias / © BERTRAND COTTET-STRATES

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