Bilan

Les prix dans l'horlogerie ont parfois été trop excessifs, selon Richemont

"Pour Cartier, comme pour l'ensemble de la profession, le prix des montres a progressé trop vite", fait observer le directeur général (CEO) de Cartier, la marque horlogère phare de Richemont.

Le patron de Cartier a réaffirmé l'ancrage et la présence du groupe Richemont dans la région de La Chaux-de-Fonds, en dépit de critiques qu'il juge "à moitié appropriées".

Crédits: Keystone

La progression du prix des montres au cours des dernières années a été excessif pour l'ensemble de la branche horlogère. "A l'intérieur de mêmes catégories de produits, il est vrai que les prix ont parfois été trop tirés vers le haut", a admis Cyrille Vigneron, directeur général (CEO) de Cartier, la marque horlogère phare du groupe Richemont, à l'occasion d'une interview publiée lundi dans "Le Temps".

"Pour Cartier, comme pour l'ensemble de la profession, le prix des montres a progressé trop vite", fait observer l'ex-président de la filiale japonaise de la marque, évoquant la nécessité d'un "rappel à la réalité" après une montée en gamme dictée par "des attentes toujours plus fortes sur des pièces toujours plus chères et plus compliquées".

En dépit de la croissance plus marquée qu'a connu dernièrement le segment joaillerie, le patron a réaffirmé l'importance de l'horlogerie comme un pilier du groupe. Il n'a en revanche pas souhaité s'exprimer sur les estimations de la banque Vontobel, selon qui la joaillerie représenterait plus de la moitié (52%) des 2,05 mrd CHF de chiffre d'affaires réalisés en 2015 par la marque, contre à peine plus du tiers (36%) pour l'horlogerie.

M. Vigneron ne craint pas la concurrence que représentent les montres connectées, qui selon lui "portent en elles une forme d'obsolescence". Il évoque une "accélération du temps" qui n'est ni celui de la haute horlogerie ni de la joaillerie. "A mon sens, ceux qui vont dans cette direction se trompent", tranche-t-il.

Le patron de Cartier a réaffirmé l'ancrage et la présence du groupe Richemont dans la région de La Chaux-de-Fonds, en dépit de critiques qu'il juge "à moitié appropriées", arguant que les investissements du groupe et sa contribution en matière d'emploi y étaient plus forts que jamais.

Il fait cependant valoir que "l'horlogerie suisse doit comprendre que le centre du monde n'est pas ici et qu'à l'heure du numérique, il est partout". Pour le CEO, il ne faut pas perdre de vue que la demande est complètement dépendante de ce qui se passe dans d'autres parties du monde et "il faut être sur ce qui se passe à Shanghai, à Tokyo ou à Palo Alto".

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