Bilan

Les PME suisses dynamiques en matière de fusions-acquisitions

Au cours des six premiers mois, les petites et moyennes entreprises suisses ont été impliquées dans 86% des transactions, selon un rapport du cabinet de conseil Deloitte.

Les PME suisses suscitent également l'intérêt des investisseurs étrangers malgré le franc fort.

Crédits: Keystone

Les petites et moyennes entreprises sont le moteur des activités de fusions-acquisitions en Suisse, selon une étude. Si les acquisitions au niveau national sont en repli, celles à l'étranger sont de plus en plus attractives, indique le cabinet de conseil Deloitte dans une publication mercredi.

Au cours des six premiers mois, les petites et moyennes entreprises ont été impliquées dans 86% des transactions, selon les résultats du rapport. Les fusions et acquisitions ont le vent en poupe, enregistrant une hausse de 8% par rapport à la même période en 2015, à 97 transactions. La volatilité devrait néanmoins rester de mise jusqu'à la fin d'année en raison de nombreuses incertitudes sur le marché.

Sur la période sous revue, 37 transactions sortantes, achats d'entreprises étrangères par des sociétés suisses, ont été réalisées, ce qui représente une hausse de 16% sur un an, note Deloitte.

"Nous observons une hausse des acquisitions des entreprises suisses à l'étranger, qui s'explique par la force du franc", explique Pierrik Roy, directeur chez Deloitte et responsable de l'étude. "Maintenant que les sociétés ont digéré le choc du franc et disposent de financements solides, leur appétit pour des acquisitions stratégiques à l'étranger a grossi et elles profitent d'opportunités attractives".

Plus de la moitié de toutes les transactions (62%) visent une expansion en Europe de l'Est, le marché allemand étant particulièrement plébiscité en enregistrant à lui seul neuf rachats, suivi par les États-Unis avec huit acquisitions.

Les PME suisses suscitent également l'intérêt des investisseurs étrangers. Malgré le franc fort, le nombre de sociétés suisses acquises par des entreprises étrangères a progressé de 20% sur un an. La France est le premier pays intéressé, totalisant onze transactions au premier semestre, ce qui représente une part de 30%. Elle est suivie par la Grande-Bretagne, l'Allemagne et les États-Unis.

"Nous constatons une recrudescence de l'intérêt des sociétés de participations, qui disposent de liquidités solides et sont à l'affût d'opportunités d'investissement", note M. Roy.

Le marché intérieur en termes de fusions-acquisitions est quant à lui en repli de 9%. Beaucoup d'entreprises suisses se concentrent sur l'expansion de leurs activités à l'étranger plutôt que sur une consolidation en Suisse.

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