Bilan

Les managers ont gagné plus en 2013

Les rémunérations versées par les groupes du SMIM et du SPI à leurs CEO ont augmenté en 2013 par rapport à 2012. Les groupes du SMI ont moins rétribué leur CEO.

L'étude prend en compte le total des salaires fixes et des rémunérations variables.

Crédits: Keystone

Les rémunérations versées par les groupes du SMIM et du SPI à leurs directeurs généraux (CEO) ont augmenté en 2013 par rapport à 2012. Mais les groupes du SMI ont moins rétribué leur CEO. Ce sont principalement les effets de l'initiative Minder, a indiqué jeudi devant la presse Stephan Hostettler, associé directeur de Hostettler Kramarsch Partner (hkp).

Le cabinet de conseil, spécialisé dans les rémunérations, a passé au crible quelque 61 rapports d'activités. L'étude définitive, qui englobera les cent plus grosses sociétés cotées en Bourse, sera publiée cette été, mais les premiers résultats peuvent déjà dessiner une tendance qui ne devrait pas se modifier, selon Stephan Hostettler. L'étude prend en compte le total des salaires fixes et des rémunérations variables.

La rémunération moyenne d'un directeur général d'un groupe du SMI a reculé de 6% à 6,5 mio CHF, selon les premiers résultats de l'étude. Les autres membres de la direction ont vu leur rémunération rester "constante", en moyenne à 2,6 mio CHF. Le conseil d'administration a été payé 7% de moins, et le président a reçu une rémunération inférieure de 15%.

La tendance qui ressort du SMIM et du SPI est différente. Un directeur général d'une entreprise du SMIM a gagné en moyenne 15% de plus qu'en 2012, soit au total 3,9 mio CHF. La moyenne des rémunérations versées par une société du SPI s'établit à 1,6 mio CHF, en hausse de 6%. Cette augmentation des rémunérations s'explique par "de généralement bons résultats d'entreprise", a indiqué Stephan Hostettler. Ces performances se reflètent dans des bonus plus élevés.

La baisse des rémunérations versées par les groupes du SMI s'explique en partie par le fait que le conseil d'administration ne va pas appliquer automatiquement le même modèle de rémunération en cas de changement directorial. Enfin la part variable de la rémunération ne dépend plus seulement des objectifs de ventes et de bénéfice, mais également de la mise en place de la stratégie, de la conformité et de la réputation, ainsi que du feu vert des actionnaires, depuis l'initiative Minder, a expliqué Stephan Hostettler.

Les entreprises veulent mettre en place les directives de l'initiative aussi vite que possible, selon hkp, qui a dépouillé jusqu'à présent 54 invitations à des assemblées générales, sur les 100 plus grosses entreprises cotées en Bourse. Environ 80% des entreprises veulent déjà adopter à l'assemblée générale 2014 les changements apportés par l'ordonnance, notamment sur la question des rémunérations, alors qu'ils ne seront obligatoires qu'en 2015.

Environ un quart des entreprises va mener un vote contraignant sur la hauteur de la rémunération de la direction générale et du conseil d'administration. La moitié va mener un vote consultatif sur le rapport de rémunération, et trois entreprises vont procéder à un vote consultatif sur le montant des rémunérations.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."