Bilan

Les SIG optimisent leur fonctionnement

Présentant d’excellents résultats 2018, la direction des Services industriels de Genève revient sur ses leviers de performance. 20 millions d’économies ont été réalisées à ce jour.

Centrale solaire des SIG-Lignon (Genève) .

Crédits: Louvion/SIG

Le sourire est de mise alors que la régie publique genevoise SIG dévoile ses résultats 2018. Les Services industriels de Genève bouclent avec un résultat d’exploitation de 243 millions de francs, ce qui leur permet de poursuivre leur désendettement (voir le graphique ci-contre) et d’investir pour assurer l’avenir énergétique du canton. 

Néanmoins, les SIG ont mis en place un programme de leviers de performance afin d’optimiser son fonctionnement et de limiter ses charges d’exploitation. Grâce
à cela, l’entreprise a réalisé 20 millions de francs d’économies pérennes depuis 2015. «En 2014, le Conseil d’Etat voulait que les SIG déclinent le programme d’économies linéaires de 4% prévu pour toutes les régies publiques genevoises. Nous avions dit que nous n’étions pas favorables aux coupes linéaires, mais que nous acceptions de rechercher des leviers de performance, explique Christian Brunier, directeur général. Nous avons pris comme objectif une baisse de 8% sur les charges d’exploitation de 2015, soit environ 30 millions, à périmètre équivalent.»

La régie d’environ 1700 collaboratrices et collaborateurs a mené ce travail seule, sans faire appel à des consultants externes, en mobilisant notamment ses cadres. «Ce travail a été effectué par étapes. La première phase était axée sur les synergies au sein des équipes, notamment en simplifiant le management intermédiaire. Actuellement, nous optimisons nos ressources externes et nos processus industriels», précise Céline Gauderlot, directrice financière. «Le but n’est pas d’étrangler les fournisseurs. Mais nous ne voulons plus que ceux-ci majorent leurs prix sur notre dos», s’empresse d’ajouter Christian Brunier.

Des postes non remplacés

Sur les 20 millions d’économies réalisées à ce jour, 12 millions se sont concrétisées par le non-remplacement, depuis 2015, de 73 départs naturels, en particulier à la retraite, 6 millions par la non-reconduction de contrats d’intérimaires, la diminution des honoraires liés aux campagnes de communication, la renégociation de certains contrats avec des fournisseurs de services ou encore la réduction de la fréquence de nettoyage du site du Lignon (Vernier). Enfin, 2 millions concernent les processus et outils industriels, avec par exemple l’optimisation des installations de traitement des eaux usées ayant conduit à une diminution des achats de produits chimiques ou encore la rationalisation du parc d’imprimantes.

Revenant sur la politique de non-reconduction automatique des postes vacants, le directeur général précise la démarche. «Nous menons une analyse sur l’utilité du poste ou sur son éventuelle transformation. Cela étant, nous n’avons pas fixé un objectif à atteindre. Nous profitons d’optimiser les processus, mais demain nous engagerons un peu plus, du fait du développement du thermique renouvelable, entre autres.» 

Alors qu’aujourd’hui, l’énergie thermique provient du mazout et du gaz, «à terme, nous visons 100% d’origine renouvelable (...). La première étape va nous permettre de monter à 40% de renouvelable grâce au développement de Genilac (SIG pompe de l’eau à 45 mètres de profondeur dans le lac Léman pour refroidir des bâtiments en été et chauffer des bâtiments en hiver par le biais de pompes à chaleur, ndlr).
La seconde concernera le développement de la géothermie. Une récente campagne de cartographie de notre sous-sol a montré que ce dernier pourrait permettre de fournir jusqu’aux deux tiers de la consommation liée au chauffage. Cela étant, en milieu urbain, ces calories thermiques ne seront pas faciles à extraire.» 

Serge Guertchakoff

RÉDACTEUR EN CHEF DE BILAN

Lui écrire

Serge Guertchakoff est rédacteur en chef de Bilan et auteur de quatre livres, dont l'un sur le secret bancaire. Journaliste d'investigation spécialiste de l'immobilier, des RH ou encore des PME en général, il est également à l'initiative du supplément Immoluxe et du numéro dédié aux 300 plus riches. Après avoir été rédacteur en chef adjoint de Bilan de 2014 à 2019, il a pris la succession de Myret Zaki en juin de cette année.

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