Bilan

Les salariés suisses se disent plutôt satisfaits

Bilan présente en exclusivité les résultats d’un sondage destiné à comprendre les attentes des employés suisses. Un enjeu devenu majeur, à l’heure où la pénurie de talents s’affirme.

  • Le sentiment d’appartenance à une entreprise est important pour fidéliser ses équipes.

    Crédits: Shutterstock

La question de la rétention des employés est une priorité majeure pour les entreprises. C’est en tout cas ce qu’ont affirmé 42% des clients interrogés par la société Finders lors d’un sondage en 2018. Voilà pourquoi ce spécialiste des ressources humaines a décidé récemment d’interroger environ 25'000 personnes en Suisse, piochées auprès de sa base de données, afin de mieux connaître ces fameux «facteurs de rétention».

Au final, ce sont plus de 620 travailleuses et travailleurs qui ont pris le temps de répondre à cette enquête dont Bilan vous dévoile en exclusivité les résultats. Une précision s’impose néanmoins: 43,1% des sondés sont actifs dans des PME de moins de 100 personnes, 31,2% dans des sociétés de taille intermédiaire (100 à 1000 salariés) et 26,8% au sein de grands groupes (+ de 1000 employés).

L’étude montre tout d’abord que la grande majorité (79,8%) des répondants se disent satisfaits de leur emploi. Cependant, cela ne les empêche pas de rester attentifs à de nouvelles opportunités (54,9%).

«Il existe certaines disparités, non pas en fonction du type de fonction ou du secteur d’activité, mais selon les années d’ancienneté. Ainsi, nous avons décidé de créer trois groupes distincts: ceux avec moins de dix ans de séniorité, ceux entre onze et vingt ans de séniorité et enfin, ceux qui ont plus de vingt ans d’expérience professionnelle», précise Frédéric Baffou, consultant mandaté pour mener ce vaste sondage.

Ainsi, les «plus jeunes» se déclarent fortement insatisfaits en ce qui concerne leurs opportunités de développement (22,6%), soit davantage que la moyenne des interrogés (15,9%). Pourtant, ils sont plutôt satisfaits de leur supérieur direct et leur contribution personnelle au travail de leur équipe est très largement reconnue.

Parmi les autres différences notoires, relevons celles relatives à la rémunération. Les employés expérimentés (+ de vingt ans de séniorité) sont peu nombreux à se dire mécontents à ce propos (6,2%), contrairement au panel des moins expérimentés (une à dix années d’expérience) lesquels sont 17% à être très peu satisfaits.

Comment retenir ses collaborateurs

Cela étant, Claire Cathelaz-Larner, experte active au sein de Finders, insiste sur le fait que les quatre éléments les plus importants en matière de rétention des employés sont des facteurs ayant trait à l’humain et non au salaire: le sentiment d’accomplissement (soit le sens et l’impact qu’un collaborateur a dans son job), l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, la vision et l’objectif de la société (importance de la mission de l’entreprise) et, enfin, le respect des employés.

«Nous observons tous les jours dans nos interventions de conseil RH et coaching en entreprise que certains managers manquent de compétences essentielles en termes de leadership», observe cette spécialiste.

Mayola Decosterd, directrice des ressources humaines au sein de la banque Reyl & Cie, insiste sur l’importance du sentiment d’appartenance afin de garder ses employés. «Chez Reyl, nous tenons à proposer aux collaborateurs des initiatives extraprofessionnelles négligées par un certain nombre d’entreprises ces dernières années, afin de renforcer notre esprit de corps et ce sentiment d’appartenance, de famille.» Parmi ces initiatives, le Noël des enfants ou des fêtes réunissant les employés et leurs familles.

Serge Guertchakoff

RÉDACTEUR EN CHEF DE BILAN

Lui écrire

Serge Guertchakoff est rédacteur en chef de Bilan et auteur de quatre livres, dont l'un sur le secret bancaire. Journaliste d'investigation spécialiste de l'immobilier, des RH ou encore des PME en général, il est également à l'initiative du supplément Immoluxe et du numéro dédié aux 300 plus riches. Après avoir été rédacteur en chef adjoint de Bilan de 2014 à 2019, il a pris la succession de Myret Zaki en juin de cette année.

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