Bilan

Le pessimisme est de mise chez les dirigeants d'entreprises en Suisse

Un an après la levée du cours plancher, les dirigeants d'entreprises sont majoritairement pessimistes, pour la première fois depuis 2012, selon une étude du cabinet de conseil Ernst and Young.

Face à la nécessité de réduire les coûts, 30% des entreprises se sont résignées à geler les embauches et 22% comptent même réduire leurs effectifs cette année.

Crédits: keystone

Un an après la levée du cours plancher, les dirigeants d'entreprises sont majoritairement pessimistes, pour la première fois depuis 2012, selon une étude du cabinet de conseil Ernst and Young (EY) publiée jeudi. Une entreprise sur cinq prévoit de réduire ses effectifs ou de transférer ses activités à l'étranger.

La levée du cours plancher EUR/CHF a laissé des traces sur le moral des entreprises en Suisse, selon le dernier baromètre des entreprises d'EY. Si la majorité des entreprises estime sa situation commerciale actuelle positive (86%), la part des pessimistes a doublé. Désormais, 26% des sondés prévoient une dégradation de la situation économique dans les six prochains mois, contre 13% il y a un an. Pour la première fois, la part des sceptiques dépasse celle des optimistes (23%).

La Suisse romande et le Tessin, où respectivement 44% et 48% des sondés s'attendent à une amélioration de leur situation commerciale, sont bien plus optimistes que la Suisse alémanique, dans laquelle ils ne sont que 31%.

Face à la nécessité de réduire les coûts, 30% des entreprises se sont résignées à geler les embauches et 22% comptent même réduire leurs effectifs cette année. Bruno Chiomento, directeur général d'EY (CEO), commente: "Beaucoup de dirigeants ne se sont pas penchés sur leurs effectifs immédiatement après le choc du franc. A présent, ils ne comptent plus sur une revalorisation significative du franc, c'est pourquoi ils ont pris et mis en oeuvre des mesures radicales."

Enfin, un tiers des entreprises ont baissé les prix de leurs produits et services ou sont en train de le faire. Les entreprises n'anticipent pas de fluctuations prononcées et tablent sur un cours de l'euro d'environ CHF 1,08 à fin 2016.

Bruno Chiomento, directeur général d'EY (CEO) est pourtant confiant, convaincu que cette situation "accélérera le changement structurel de l'économie suisse" et que le pays aura franchi "le creux de la vague d'ici la fin de cette année".

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