Bilan

Le patron de QoQa veut lancer une Silicon Valley vaudoise

Pour ses 10 ans, le site de vente en ligne a proposé des Tesla neuves à moitié prix. Son fondateur, Pascal Meyer, ne manque pas d’idées.

Pascal Meyer, fondateur et quasi unique actionnaire de Qoqa.

Crédits: François Wavre | lundi13

L’histoire de Qoqa commence il y a dix ans, lorsque le Jurassien d’origine, Pascal Meyer, décide de lancer une plateforme d’e-commerce. Il veut proposer des «bons plans» à une clientèle qui s’identifiera rapidement  à l’esprit «fun et innovant» de sa start-up. Le concept: vendre un produit par jour en quantité limitée.

 

Regarder la vidéo: Pascal Meyer vend du fun en ligne sur Qoqa

Aujourd’hui, son bilan est plus que prometteur: 350 000 membres enregistrés (appelés des Qoqasiens), 50 collaborateurs, un chiffre d’affaires frôlant les 45 millions de francs, une entreprise bénéficiaire (dont tous les profits sont réinjectés dans son développement) et une surface d’exploitation de 2000 m2 à Bussigny (VD). Pour ses dix ans fêtés ce 14 décembre, le site de vente en ligne a proposé des Tesla neuves à moitié prix. Le stock aurait été écoulé en moins de 30 minutes. 

Pascal Meyer est toujours l’unique actionnaire de Qoqa. Le fondateur, qui n’a jamais cédé aux offres alléchantes d’investisseurs suisses et étrangers, envisagerait plutôt d’ouvrir à terme l’actionnariat à ses collaborateurs. Pour l’heure, seul Pierre Lamunière, ancien président du groupe Edipresse, détient une participation symbolique dans l’entreprise. 

Fort de ce succès, le Jurassien a lancé d’autres sites thématiques. Ainsi, Qwine, dont la croissance annuelle se monte à 20% depuis son lancement en 2010, a écoulé près de 350 000 bouteilles de vin cette année. Il y a aussi Qsport, qui propose des accessoires et vêtements de sport. Quant à Qooking, il allie instruments de cuisine et recettes. Mi-novembre, c’est la plateforme éphémère Qids qui a vu le jour, dédiée aux enfants jusqu’à 12 ans. En 2016, la société prévoit de lancer OriginR, un site entièrement spécialisé dans la vente de rhum. 

Mais qu’est-ce qui rend ce site de vente en ligne aussi populaire? Certes, la «Loutre in Chief» comme il se nomme, écume les événements économiques de la région pour distiller sa bonne parole d’entrepreneur. Il est en effet régulièrement sollicité comme orateur ou membre de jury pour différents rendez-vous romands. Et puis il y a, bien sûr, les offres du site qui sont attrayantes et souvent exclusives. Certaines ont même suscité un fort écho médiatique, comme ces voitures vendues à moins de 5000 francs ou ces vols en apesanteur avec Swiss Space Systems.

Il y a eu surtout deux grands coups: des Porsche 911 Carrera S et des Rolex Daytona, cédées à 50% de leur valeur. Sans oublier d'autres projets fous programmés pour la célébration de ses dix bougies le 14 décembre, en partenariat avec la compagnie Swiss.

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Bichonnés par Pascal Meyer et son équipe, les clients se sentent membres d’une communauté. Afin d’alimenter ce lien, des défis leur sont régulièrement lancés. Autre particularité? Une transparence totale sur les prix. «Nous indiquons toujours le prix catalogue, le prix le moins cher constaté sur internet et notre prix à nous.» Chacun peut s’exprimer en ligne sur le produit de manière positive ou négative. QoQa est là pour bousculer un peu le marché, sans le casser. «Nous cherchons plutôt à le «disrupter» avec un service après-vente imbattable.» 

De grandes ambitions

Qu’en est-il du futur de cette PME à succès? A moyen terme, l’équipe envisage de déménager dans un espace plus grand. «Nous sommes dans une phase où tout roule, mais nous devons réfléchir à la suite, souligne l’entrepreneur.  Nous aimerions par exemple construire un Qcenter, inspiré de la Silicon Valley. Avec une crèche, une maison de la santé, un restaurant, un terrain de sport. Et ouvrir cet espace à des start-up et à des étudiants de la région.»

Qoqa se voit évoluer vite car «dans cinq ans, on ne parlera plus de plateforme web, mais de trafic depuis différents supports (télévision connectée, voiture, smartphone, etc.). Quoi qu’il en soit, nous avons encore plein de projets et surtout énormément d’ambition.»  

Chantal de Senger

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