Bilan

Le fabricant Scintilla supprime 330 emplois

La filiale du groupe allemand Bosch veut supprimer 330 de ses 625 emplois à Zuchwil (SO). La production d'outillage électrique pour le traitement du bois et de surfaces sera progressivement abandonnée d'ici 2016.
Le fabricant soleurois Scintilla, filiale du groupe allemand Bosch, veut supprimer la moitié de ses effectifs à Zuchwil, dans le canton de Soleure.
Scintilla va délocaliser sa production en Hongrie pour être encore plus compétitif, a indiqué mardi Bosch dans un communiqué.

La production de machines industrielles pour le traitement du bois et de surfaces n'était «plus possible» à Soleure, a expliqué Henning von Boxberg, directeur de la division «Power Tools» de Bosch, cité dans le communiqué. Celles-ci sont soumises à une concurrence élevée, qui a fortement augmenté ces dernières années, précise-t-il.

Les machines produites à Soleure enregistrent en outre d'importantes pertes et ne peuvent faire face à la concurrence de produits similaires moins chers sur le marché. La force du franc a également pesé sur leur compétitivité.

Suppressions progressives

Dans le détail, 120 postes seront probablement biffés au cours du second semestre 2014, puis 110 l'année suivante. Les 110 places de travail restantes seront supprimées en 2016, précise Bosch.

La société indique également avoir entamé des discussions avec les représentants du personnel et lancé une procédure de consultation. Si aucune solution alternative ne devait être trouvée, l'entreprise s'engage dans la mesure du possible à supprimer ces emplois par le biais de retraites anticipées. Celle-ci ne peut toutefois exclure des licenciements secs.

Syndicats indignés

Le syndicat Syna se dit «consterné» par l'annonce de mesures de restructuration «très dures». Il s'étonne en outre de la confiance qu'affichait encore la direction il y a quelques mois et demande au groupe Bosch d'assumer pleinement ses responsabilités envers les employés de Scintilla et de prendre une part très active à la phase de consultation.

De son côté, Unia dénonce une décision «indéfendable» et appelle la direction à revoir sa position. Le syndicat estime que ces suppressions d'emplois, basées sur une logique de profit à court terme, sont «une claque au visage des salariés». Il espère en outre une prolongation du délai de consultation, afin d'examiner des solutions alternatives et sauver des emplois.

Le syndicat Employés Suisse a également critiqué une décision qualifiée de «pire scénario possible». Il s'étonne de la justification de la mesure par la force du franc, un argument qui n'est selon lui plus valable depuis un certain temps, notamment du fait de l'amélioration des marges en Suisse et à l'étranger.

Le groupe allemand Bosch emploie 3241 personnes sur ses 24 sites en Suisse. Leur chiffre d'affaires s'est monté à 1,413 milliard de francs en 2012. Sa filiale Scintilla possède également un site à Saint-Nicolas (VS), mais celui-ci ne sera pas affecté par les suppressions d'emplois, assure Bosch.

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