Bilan

Le Cirque du Soleil, bientôt sur la Lune?

Le géant du divertissement débarque en Suisse romande début mai. Multipliant les spectacles et les formats, il a réussi à conquérir toute la planète en plus de trente ans. Et au-delà?

  • Le spectacle «Totem»: 74 représentations sont prévues à Genève.

    Crédits: Cirque du Soleil
  • Findlay Taylor est vice-président principal du département Spectacles de tournée.

    Crédits: Cirque du Soleil

Comment continuer à faire vivre l’esprit de l’artiste de rue québécois Guy Laliberté quand son enfant est devenu un géant mondial qui fait tourner actuellement pas moins de 19 spectacles différents simultanément dans le monde? En 1984, 73 personnes travaillaient pour le Cirque du Soleil. Aujourd’hui, le «groupe CdS» emploie 4000 personnes, dont plus de 1300 artistes! Et ce, sans tenir compte de ses récentes acquisitions: Blue Man Group (six spectacles résidents établis à travers les Etats-Unis et en Allemagne, ainsi qu’un spectacle en tournée en Amérique du Nord et un autre autour du monde) et The Works Entertainment (société américaine reconnue par ses spectacles d’illusion et de magie à succès comme The Illusionists et Now You See Me Live).

A Genève, le chapiteau accueillant le show Totem (lancé en avril 2010 à Montréal) pourra accueillir jusqu’à 2500 spectateurs. Présent du 9 mai au 16 juin, le Cirque du Soleil a prévu pas moins de 74 représentations à des prix variant entre 66 fr. 70 et 335 fr. 90, autant dire qu’on est bien loin du petit cirque créé en 1984. Totem est la deuxième collaboration de l’auteur et metteur en scène Robert Lepage avec le Cirque du Soleil, après , créé en 2004 qui est à l’affiche en permanence au MGM à Las Vegas. 

«Quand nous créons un spectacle, nous avons de grandes attentes», confie Findlay Taylor. Cet Australien, qui a rejoint le Cirque du Soleil en 2000, occupe le poste de vice-président principal du département Spectacles de tournée: «Nous visons toujours une durée de vie de dix ans au moins pour nos créations. Certaines ont même vingt ans.» Vérification faite: parmi les 19 spectacles différents joués en 2019, le plus ancien toujours en activité est Mystère, présenté à Las Vegas, créé en 1993 et O, également à demeure à Las Vegas, depuis 1998. 

«Cela nous prend généralement deux ans pour créer un nouveau spectacle. A chaque fois, ceux-ci sont d’abord testés à Montréal. Une de nos ambitions est de grandir avec de nouveaux formats», ajoute Findlay Taylor. Il pense notamment à Creative, concept créé en 2014 à la demande du Club Med pour ses villages dotés d’écoles du cirque. Pour l’heure, cette activité qui permet de se former à 30 activités acrobatiques et artistiques sous la supervision d’experts n’est proposée qu’aux Club Med de Punta Cana en République dominicaine et d’Opio en Provence. 

A bord de bateaux de croisière

Autre exemple de diversification: le Cirque du Soleil s’est engagé à créer huit spectacles originaux qui seront offerts exclusivement sur les quatre navires de la génération Meraviglia de MSC Croisières, six soirs par semaine. «Nous avons pu travailler avec MSC dès la conception des navires pour pouvoir y incorporer la technique nécessaire», se réjouit le vice-président. 

Ne doutons pas que le groupe CdS sera le premier à exporter sa créativité sur la Lune, le jour où une salle de spectacle y sera édifiée. En octobre 2009, Guy Laliberté s’était bien offert un voyage à bord d’une fusée russe Soyouz pour la Station spatiale internationale… D’ailleurs, dans le numéro final de Totem, on pourra admirer des cosmonautes tentant de s’arracher à la gravité terrestre avec à l’arrière des projections de photographies prises par le fondateur du Cirque du Soleil lors de sa mission «sociale et poétique» à bord de la Station spatiale internationale.

Serge Guertchakoff

RÉDACTEUR EN CHEF DE BILAN

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Serge Guertchakoff est rédacteur en chef de Bilan et auteur de quatre livres, dont l'un sur le secret bancaire. Journaliste d'investigation spécialiste de l'immobilier, des RH ou encore des PME en général, il est également à l'initiative du supplément Immoluxe et du numéro dédié aux 300 plus riches. Après avoir été rédacteur en chef adjoint de Bilan de 2014 à 2019, il a pris la succession de Myret Zaki en juin de cette année.

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