Bilan

Le café chaux-de-fonnier au service de Pouly

La Semeuse et Pouly s’associent en matière de café. Pouly va en effet proposer l’Assemblage bio/fairtrade du torréfacteur de La Chaux-de-Fonds dans l’ensemble des boulangeries et tea rooms du groupe romand.

Le torréfacteur chaux-de-fonnier a décroché un partenariat avec Pouly.

Crédits: La Semeuse

Terminés les cafés «sans nom» chez Pouly. Le groupe qui compte plus d’une trentaine de points de vente a décidé de s’allier avec La Semeuse, les spécialistes chaux-de-fonniers du café. Le partenariat ravit autant l’un que l’autre responsable. «Nous sommes fiers de travailler avec La Semeuse», affirme Alain Meynier, directeur général d’Aimé Pouly.

De son côté, le patron de l’entreprise logée dans les montagnes neuchâteloises est également très satisfait. «Nos valeurs sont recoupées. En plus dans la boulangerie et tea room, peu d’acteurs proposent du bio Fairtrade, ce qu’ils nous ont directement demandé. De plus Pouly a une belle présence en Suisse romande», se réjouit Nicolas Bihler.

Concrètement, les cafés sont désormais griffés La Semeuse. Et ce, depuis cinq semaines. «Nous avons enregistré 5% de croissance en ce laps de temps» annonce Alain Meynier, avec un sourire.

Si Alain Meynier se garde de communiquer quelques chiffres concernant le volume de café en grains et d’investissement, il donne toutefois un ordre d’idée. «En équipement, nous avons dépensé quelques centaines de milliers de francs. Pour le volume, il s’agit d’un tonnage à deux chiffres par an». Le choix du bio Fairtrade était logique pour Pouly, qui cherchait une boisson en accord avec ses valeurs. Le directeur insiste: «Nous menons un effort gigantesque pour par exemple proposer des produits 100% sans huile de palme».

36 employés au service de la qualité

Parmi les employés de la PME chaux-de-fonnière, il y a des profils bien différents. Des Suisses purs et durs au caféologue Diego, venu d’Amérique du Sud, toute une série de personne s’affaire à produire le meilleur café.

Tout commence lors de la sélection des grains, qui est rigoureuse. Les responsables de production goûtent un premier échantillon, avant de décider de commander un lot ou non. Le volume d’une commande représente vingt tonnes, soit environ 300 sacs. «Nous regoûtons l’échantillon avant de récupérer le lot» explique le responsable de production..

Torréfier, contrôler la qualité, moudre, emballer : les humains côtoient les machines au sein de l’usine. Les étapes de production s’enchaînent pour arriver au produit final, soit le paquet de café. Quant à l’idée de faire un emballage durable, elle existe mais n’est pas encore réalisable.

«Pour la conservation, nous avons encore besoin du film aluminium» explique le responsable production. Autrement dit : bannir entièrement le plastique sera envisageable dès que les solutions seront disponibles

Un déficit d’image

Au final, ce qui intéresse autant les producteurs de La Semeuse que leurs concurrents est bien l’image dégagée auprès des consommateurs. L’entreprise est déjà largement connue au niveau local. L’objectif de Nicolas Bihler depuis qu’il a repris les rênes en 2015 est de se faire connaître en Suisse alémanique. «Nous sommes déjà bien établis en Romandie tandis que là-bas, on ne nous voyait pas avant», affirme le patron. Et se développer davantage pour être l’un des géants du genre? «Nous ne voulons pas devenir des gros industriels du café», tranche-t-il avant d’ajouter: «Nous voulons garder l’esprit familial».

Nicolas Bihler. Crédits: La Semeuse

Avec pour concurrent des géants comme Nespresso – basé en Suisse – le directeur de La Semeuse entend se distinguer par une approche locale «Nous essayons de proposer des cafés différents, et voulons montrer notre présence à travers la Suisse» explique-t-il.

Il salue toutefois le travail du géant helvétique qui lui a ouvert la voie. «Nespresso a largement démocratisé le café, en expliquant et faisant découvrir les arômes aux consommateurs» admet Nicolas Bihler. La Semeuse s’attelle aujourd’hui à proposer du café bio et Fairtrade. Une gamme qui représente 20% de l’offre et qui a connu une progression de 50% en quelques années selon le directeur général de l’entreprise.

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

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Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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