Bilan

LafargeHolcim va supprimer 200 postes

Le groupe cimentier LafargeHolcim, dont le siège est en Suisse, a annoncé mercredi un projet de restructuration de son dispositif industriel en France.

Le groupe cimentier LafargeHolcim, dont le siège est en Suisse, prévoit 117 millions d'euros d'investissements d'ici fin 2017 et 202 suppressions de postes sur deux sites.

Crédits: AFP

Le groupe cimentier LafargeHolcim, dont le siège est en Suisse, a annoncé mercredi un projet de restructuration de son dispositif industriel en France pour répondre à la baisse du marché du ciment, prévoyant 117 millions d'euros d'investissements d'ici fin 2017 et 202 suppressions de postes sur deux sites.

Le projet présenté par Lafarge France prévoit d'une part la modernisation de l'usine de Martres-Tolosane (Haute-Garonne) et d'autre part la transformation des cimenteries de La Couronne (Charente) et du Havre (Seine-Maritime) en usines de broyage, indique l'entreprise dans un communiqué.

Au total, 260 salariés sont concernés sur les deux sites qui vont être reconvertis, soit 116 à La Couronne et 144 au Havre, a-t-on précisé de source syndicale.

La direction "a annoncé en conserver 31 sur le site du Havre et 27 sur le site de la Couronne", a déclaré à l'AFP Sylvain Moreno, délégué central CGT de Lafarge Ciment. Donc, "il y aurait 202 salariés concernés pour être reclassés" ou qui partiraient via des démissions ou des ruptures conventionnelles, a-t-il ajouté, confirmant une information de Sud-Ouest.

L'annonce a été faite mardi en comité central d'entreprise et est déclinée dans des comités d'entreprise locaux ce mercredi.

Dans le cadre de son projet, le groupe indique qu'il a prévu d'investir 117 millions d'euros d'ici la fin 2017 "pour maintenir un réseau d'usines, pérennes, performantes et compétitives en France".

La cimenterie de Martres-Tolosane sera ainsi "modernisée avec des équipements plus performants en matière d'efficacité énergétique et environnementale".

Sur les deux sites de La Couronne et du Havre, 49 départs en retraite sont prévus, a-t-on appris auprès de l'entreprise, et des "solutions de reclassement en France" seront proposées aux 153 autres salariés.

Pour le responsable syndical CGT, c'est "l'aboutissement d'une stratégie élaborée depuis plusieurs années et qui consiste in fine à importer la matière première du ciment, le clinker". "Pour le Havre, le clinker va être alimenté par la Grèce et l'Espagne. Ce n'est plus dans la philosophie de faire du ciment en France", estime-t-il.

Le délégué redoute une fermeture "progressive" à plus long terme des deux sites, comme ce fut le cas pour la cimenterie de Frangey dans l'Yonne. Il se dit "très inquiet" pour le personnel, en évoquant, à propos de Frangey, des tentatives de suicide, des divorces et des hospitalisations après l'annonce de la fermeture.

Lafarge France souligne que "depuis 2008, le marché cimentier français est confronté à une baisse structurelle (-30%) qui induit une surcapacité de production".

Cette situation le conduit à "ajuster son réseau de cimenteries au marché", malgré des "efforts importants de compétitivité menés dans chacun de ses sites", souligne le groupe.

Les négociations concernant les mesures sociales débuteront le 15 février, a-t-on précisé de source syndicale.

Lafarge France emploie plus de 4.500 salariés répartis sur plus de 400 sites, dans trois activités (ciments, granulats, bétons).

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