Bilan

L’action Nestlé enfile les records

Depuis le début de l’année, l’action du leader mondial de l’agro-alimentaire ne cesse de progresser. De même, son dividende augmente d’année en année depuis 1995.

L'activiste Daniel Loeb se dit satisfait des mesures prises par la direction de Nestlé.

Où s’arrêtera l’action Nestlé? Depuis la publication des résultats du géant veveysan le 14 février dernier, elle n’a cessé d’enfiler des records historiques pour clôturer une semaine plus tard à 91,74 francs. Soit une envolée de 15% par rapport à la fin de l’an dernier.

Avec une hausse du chiffre d’affaires de 2,1% à 91,4 milliards de francs et une progression du bénéfice de 42% à 10,1 milliards de francs en raison de la comptabilisation d’éléments exceptionnels, ces résultats 2018 ont satisfait les analystes financiers.

Rachat d'actions

Au-delà de ces chiffres, ces derniers ont salué les mesures prises par le nouveau CEO Mark Schneider pour redynamiser le groupe après une phase de ralentissement: le partenariat avec Starbucks, la cession éventuelle des produits de charcuterie Herta, l’accélération du programme de rachat d’actions de 20 milliards de francs qui sera achevé plus tôt que prévu (en décembre 2019) et l’amélioration de la croissance organique à 3,7% au 4ème trimestre 2018.

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Reste que celle-ci est désormais inférieure à ce qu’elle était dans le passé. Entre 2005 et 2012,  elle affichait un taux dépassait 6% avant de chuter à un point bas de 2,4% en 2017 puis de remonter à 3% en moyenne annuelle en 2018.

Hausse du dividende

Avec une hausse de 4,2% à 2,45 francs, le dividende a atteint lui aussi un niveau record. Depuis 1995 (il s’élevait alors à 0,265 franc), ce dernier a d’ailleurs progressé chaque année.

Pour l’avenir, les analystes financiers expriment leur confiance. Dans leur très grande majorité, ils ont relevé leurs objectifs de cours et recommandé le titre à l’achat. La Deutsche Bank est la plus optimiste: elle s’attend à une hausse du cours jusqu’à 105 francs. UBS a calculé que le PER (rapport entre la valeur d’une entreprise en bourse et ses profits) est de 18,3 fois si on exclut la part que détient Nestlé dans L’Oréal. Soit à un niveau légèrement inférieur à celui du secteur de l’agro-alimentaire.

Dans une note, l’activiste Daniel Loeb, le fondateur du fonds d’investissement Third Point, s’est dit satisfait des mesures prises par Nestlé. L’an dernier, il critiquait l’«approche stratégique confuse» du géant veveysan et exigeait une amélioration de sa rentabilité.

Jean Philippe Buchs
Jean-Philippe Buchs

JOURNALISTE À BILAN

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Journaliste à Bilan depuis 2005.
Auparavant: L'Hebdo (2000-2004), La Liberté (1990-1999).
Distinctions: Prix Jean Dumur 1998, Prix BZ du journalisme local

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