Bilan

La Suisse au 4e rang mondial pour l'innovation

Quatre groupes suisses se retrouvent dans le «top 100 Global Innovators», classement mondial des entreprises innovantes publié lundi 7 octobre par Thomson Reuters. La Suisse est 4e derrière les USA, le Japon et la France.
  • La Suisse place quatre entreprises dans le top 100 mondial des entreprises innovantes établi par Thomson Reuters. Crédits: Keystone
  • ABB fait son retour dans le classement après en avoir disparu en 2012. Crédits: Reuters
  • Roche figurait déjà dans le classement en 2012. Crédits: Reuters
  • STMicroelectronics est la seule entreprise romande (implantée à Plan-les-Ouates, GE), même si elle est d'origine italo-française et de droit néerlandais. Crédits: AFP
  • TE Connectivity est l'autre entreprise suisse du classement spécialisée dans les microprocesseurs et les semi-conducteurs. Crédits: Freitext
  • La répartition géographique des entreprises du top100 en nombre montre le poids des Etats-Unis. Crédits: Freitext
  • Sur les trois dernières éditions du classement, la Suisse est passée de 3% à 4% du palmarès. Crédits: Freitext

De trois entreprises à quatre: la représentation suisse au sein du classement annuel des entreprises innovantes établi par Thomson Reuters, le «Top 100 Global Innovators», a gagné une unité cette année. En 2011 et 2012, trois groupes helvétiques étaient présents; ils sont quatre désormais. Ce qui place la Suisse au 4e rang mondial.

Certes, les Etats-Unis restent largement en tête avec 45 sociétés, devant le Japon (28) et la France (12), mais la Suisse prend une longueur d'avance sur la Corée du Sud et l'Allemagne (3 chacune).

Électronique, énergie et pharma

La délégation helvétique se compose de deux groupes spécialisés dans l'électronique et les semi-conducteurs, STMicroelectronics et TE Connectivity, d'un géant de l'énergie et de l'automation, ABB , et une grande pharma, Roche.

L'un de ces groupes a son siège mondial à Plan-les-Ouates (GE), même si STMicroelectronics est d'origine italo-française et de droit néerlandais. Pour elle comme pour TE Connectivity, la présence dans le top100 peut notamment s'expliquer par le boom des smartphones, tablettes et objets connectés, qui font appel aux microprocesseurs et semi-conducteurs pour lesquels ils ont développé une expertise reconnue mondialement. Dans le top100, cette branche représente 23% des sociétés.

ABB fait son retour dans ce classement après y avoir figuré en 2011 mais en avoir disparu l'an dernier. Les trois autres entreprises suisses étaient déjà présentes dans le palmarès l'an dernier. Et TE Connectivity réussit la passe de trois après avoir déjà figuré dans le classement 2011.

Une méthodologie mêlée

La méthodologie choisie par Thomson Reuters pour établir ce classement diffère d'autres palmarès basés sur le seul nombre de brevets. Le cabinet américain mêle quatre paramètres: volume (nombre de brevets), taux de succès (différence entre brevets déposés et brevets validés), portée internationale des brevets, et l'influence de ceux-ci (nombre de fois où un brevet d’origine est cité par d’autres demandeurs).

Cette méthode explique l’absence de la Chine dans ce classement alors que l'Empire du Milieu est devenu le premier pays au monde pour le dépôt de brevets. Les performances brutes des entreprises ne sont pas davantage valorisées, ce qui contribue aux positions moyennes (5e ex-aequo) de l’Allemagne et de la Corée du Sud.

La France au top, BlackBerry entre dans le top100

Pour l'Allemagne, le tissu industriel très dense des PME innovantes pâtit de cette méthodologie qui privilégie mécaniquement les grandes entreprises industrielles, au détriment des entreprises de taille moyenne. A contrario, la bonne position de la France (3e, 12 entreprises présentes) peut s'expliquer par la prise en compte des grands organismes de recherche hexagonaux qui ont mis sur pied ces dernières années une politique de propriété intellectuelle plus dynamique que par le passé.

Cette méthodologie aboutit parfois à des incongruités. Ainsi, le classement 2013 voit l'entrée dans le top 100 de BlackBerry, alors même que la société canadienne est en train de plonger.

Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

Lui écrire

Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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