Bilan

La prévoyance professionnelle est une force de l'économie

Les entreprises suisses considèrent la prévoyance professionnelle comme une force de l'économie helvétique. Le deuxième pilier constitue un instrument de poids dans le recrutement d'employés.

Près de neuf représentants d'entreprise sur dix (89%) estiment que la prévoyance professionnelle contribue à l'attractivité de la place économique suisse et de ses emplois.

Crédits: Keystone

Les entreprises suisses considèrent la prévoyance professionnelle comme une force de l'économie helvétique. Le deuxième pilier a, certes, un coût plus élevé qu'à l'étranger, mais constitue un instrument de poids dans le recrutement d'employés, selon une étude de la société d'audit et de conseil EY.

Près de neuf représentants d'entreprise sur dix (89%) estiment que la prévoyance professionnelle contribue à l'attractivité de la place économique suisse et de ses emplois, ressort-il de ce sondage publié lundi et réalisé cet été auprès de 85 dirigeants de firmes de tailles diverses. Selon plus de 80% d'entre eux, le système est un aspect attractif de l'entreprise aux yeux des salariés.

De surcroît, les prestations de prévoyance sont même un moyen essentiel "dans l'acquisition des meilleurs collaborateurs sur le marché du travail" d'après 42% des sondés, relève EY. Et même si la moitié des personnes interrogées admettent que les charges liées aux rentes sont élevées, seules 13% jugent ces dépenses comme un désavantage par rapport aux firmes étrangères.

Plus de la moitié d'entre elles (53%) disent même qu'elles pâtiraient de l'absence de prestations supérieures pour engager de nouveaux employés. Et seule une mince majorité se déclare favorable à une libéralisation de la prévoyance surobligatoire (part des revenus assurés supérieure à 84'240 francs), alors que celle-ci réduirait les risques de l'entreprise liés à la prévoyance.

Les capacités de risque des institutions, justement, et leur force financière sont jugées bonnes par la plupart des personnes interrogées. Moins d'un quart d'entre elles décernent une note moyenne à sa caisse de pension.

S'il fallait diminuer les engagements et les frais, près de huit personnes sur dix (79%) adapteraient les prestations, en baissant le taux de conversion par exemple. 74% augmenteraient les cotisations des salariés et des employeurs. En troisième lieu, elles amoindriraient la rémunération des avoirs de vieillesse des actifs.

Le conflit générationnel n'est pas encore survenu, mais "ce qui est sûr, c'est que la prise de conscience que les coupes qui sont réalisées aujourd'hui toucheront également les actifs plus tard joue un rôle non négligeable", conclut Patrick Schaller, responsable Caisses de pension auprès de EY Financial Services Suisse.

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