Bilan

La justice française ouvre une enquête pour tromperie aggravée sur le scandale Volkswagen

Le constructeur allemand est soupçonné d'avoir équipé des véhicules vendus dans le monde entier d'un logiciel permettant de tromper les contrôles antipollution. L'enquête du parquet concerne les voitures vendues en France.

Le constructeur allemand est soupçonné d'avoir équipé des véhicules vendus dans le monde entier d'un logiciel permettant de tromper les contrôles antipollution.

Crédits: DR

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour tromperie aggravée sur le scandale des moteurs diesel truqués des voitures Volkswagen, a annoncé vendredi à l'AFP une source judiciaire.

Le constructeur allemand est soupçonné d'avoir équipé des véhicules vendus dans le monde entier d'un logiciel permettant de tromper les contrôles antipollution. L'enquête du parquet concerne les voitures vendues en France.

Les investigations françaises ont été décidées après un signalement d'un élu de la région Ile-de-France, reçu jeudi par le parquet, et sur la foi des informations parues et des déclarations publiques sur cette affaire qui ébranle le géant allemand de l'automobile, a-t-on précisé.

Près d'un million de véhicules diesel vendus ces dernières années en France, de marques VW, Audi, Skoda et SEAT, ont été équipés du logiciel permettant de tromper les contrôles antipollution, selon la filiale française de Volkswagen.

Dans le monde, ce sont quelque 11 millions de véhicules qui ont été équipés du logiciel litigieux. Le scandale a provoqué la démission du l'ex-patron du groupe, Martin Winterkorn.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé en 2012 les gaz d'échappement diesel comme cancérigènes certains.

L'enquête française a été ouverte pour tromperie aggravée sur une marchandise susceptible d'être dangereuse pour la santé. Elle a été confiée à deux services: les gendarmes de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp) et l'office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff).

La ministre française de l'Ecologie Ségolène Royal, qui a annoncé des tests aléatoires sur une centaine de voitures vendues en France, a dénoncé "une forme de vol du contribuable et de l'Etat" puisque les véhicules réputés propres bénéficient de primes et de bonus.

Parallèlement à l'enquête du parquet de Paris, plusieurs plaintes ont été annoncées en France, par une association écologiste, mais aussi par des propriétaires français de véhicules diesel Volkswagen et des actionnaires français du groupe.

Des actions judiciaires ont été déclenchées dans plusieurs pays, notamment une action de groupe aux Etats-Unis.

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