Bilan

La banque britannique Lloyds recrute son nouveau patron chez HSBC

La banque britannique Lloyds a annoncé lundi avoir choisi comme nouveau directeur général Charlie Nunn qui est jusqu'à présent le patron de la banque privée du géant HSBC.

Comme ses concurrentes, Lloyds a souffert des conséquences économiques de la pandémie, avec un bond des provisions pour se protéger contre le risque d'impayés de la part de ménages et d'entreprises.

Crédits: DR

La date de prise de fonction de M. Nunn n'est pas encore connue et sera fixée en concertation avec HSBC qui lui impose de nombreux mois de préavis et restrictions, selon un communiqué de Lloyds Banking Group.

Le futur patron de Lloyds est actuellement l'un des plus hauts dirigeants d'HSBC, banque qu'il avait rejoint en 2011. Il dirige depuis 2018 la branche qui s'occupe des clients les plus fortunés.

"Je me sens particulièrement chanceux de rejoindre Lloyds Banking Group à ce moment important", en pleine pandémie, a déclaré M. Nunn dans le communiqué.

Il succèdera à Antonio Horta-Osorio qui avait prévenu en juillet vouloir quitter son poste en 2021 après dix ans aux manettes.

"Charlie recevra un accueil chaleureux et un profond engagement de tous nos collaborateurs afin de remplir nos objectifs et d'aider le Royaume-Uni à se relever", souligne le dirigeant sortant.

Ce dernier a été l'artisan du redressement de Lloyds qui était sorti très affaibli de la crise financière de 2008 et s'est restructurée par la suite pour renouer avec les profits.

L'Etat britannique avait sauvé la banque de la faillite en montant jusqu'à 40% de son capital en 2009, avant de réduire progressivement ses parts et de se désengager complètement en 2017.

Le groupe, l'une des plus grandes banques de détail au Royaume-Uni, s'est recentré sur la banque de détail et de prêt aux entreprises au Royaume-Uni, et prend désormais un virage numérique au prix de la fermeture d'agences.

M. Horta-Osorio a eu en outre à gérer les conséquences du scandale d'assurance crédit PPI qui remonte aux années 1990 et a coûté plus de 20 milliards de livres à Lloyds, la banque la plus impliquée du secteur au Royaume-Uni.

Plus récemment, comme ses concurrentes, Lloyds a souffert des conséquences économiques de la pandémie, avec un bond des provisions pour se protéger contre le risque d'impayés de la part de ménages et d'entreprises.

La banque, qui a renoué avec les profits au troisième trimestre grâce à la réouverture de l'économie, s'attend à ce que le coût soient compris pour l'ensemble de 2020 entre 4,5 et 5,5 milliards de livres.

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