Bilan

L'Iran signe deux protocoles d'accord avec Gazprom

Le groupe pétrolier russe Gazprom a signé mardi deux protocoles d'accord en vue de développer des champs pétroliers iraniens situés à la frontière irakienne.

L'Iran a multiplié la signature de protocoles d'accord avec des compagnies étrangères pour attribuer le développement de ses champs pétroliers.

Crédits: AFP

Le groupe pétrolier russe Gazprom a signé mardi à Téhéran deux protocoles d'accord en vue de développer les champs pétroliers iraniens de Cheshmekosh et Changouleh (Ouest), a rapporté le site d'information Shana dépendant du ministère du Pétrole.

Ces protocoles vont permettre au géant russe d'explorer les possibilités de production de ces deux champs situés à la frontière irakienne.

"Avec la signature de ces deux protocoles d'accord, l'étude de prospection de sept champs a été confiée à des sociétés russes, soit le plus grand nombre de champs iraniens attribués à un pays étranger", a déclaré le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, lors d'une rencontre avec le ministre russe de l'Energie Alexander Novak en visite à Téhéran.

L'étude de prospection des cinq autres champs avait été confiée précédemment aux sociétés russes Lukoil, Tatneft et Zaroubejneft.

M. Novak se trouve en Iran à la tête d'une importante délégation de plus de 500 personnes, comprenant des hommes d'affaires du secteur privé.

L'Iran et la Russie, alliés en Syrie pour soutenir le régime du président Bachar al-Assad, veulent développer davantage leurs relations économiques et commerciales.

L'Iran a multiplié ces dernières semaines la signature de protocoles d'accord avec des compagnies étrangères pour attribuer le développement de ses champs pétroliers et gaziers.

Mercredi, trois ont été conclus avec le groupe anglo-néerlandais Shell pour explorer les possibilités de production des champs pétroliers d'Azadegan-Sud, de Yadavaran, et du champ gazier Kish (sud).

En octobre, les autorités iraniennes avaient estimé entre 10 et 12 milliards de dollars le montant de l'extension du champ pétrolier d'Azadegan-Sud.

Pour sa part, la société française Total avait signé début novembre à Téhéran un accord de 4,8 milliards de dollars pour l'exploitation en Iran du grand champ gazier Pars-Sud, devenant la première grande compagnie occidentale du secteur pétrolier et gazier à revenir dans ce pays depuis la levée des sanctions internationales en janvier.

Ce retour en Iran de grands groupes étrangers, rendu possible par l'accord nucléaire conclu mi-2015 entre Téhéran et les six grandes puissances, a été critiqué par certains acteurs économique iraniens.

Le dirigeant d'un important groupe économique sous contrôle des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite iranienne, avait ainsi qualifié fin octobre de "honte" le fait qu'un secteur comme le pétrole puisse dépendre d'entreprises étrangères.

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