Bilan

L'inspection du travail fait une descente chez Goldman Sachs

Les services du travail ont effectué une inspection surprise au sein de la banque américaine à Zurich. Les employeurs déplorent la méthode.
La succursale de Goldman Sachs à Zurich Crédits: Reto Oeschger
L'inspection du travail zurichoise s'est livrée mercredi 11 septembre à une visite surprise des bureaux de la banque américaine Goldman Sachs après une plainte de l'Association suisse des employés de banque (ASEB). Selon des sources proches du dossier, la banque ne contrôle pas systématiquement les heures de services, ni les compensations prévues en cas d'heures supplémentaires.

Peter Meier, directeur du département des Conditions de travail, a confirmé la descente mais n'a pas voulu commenter d'éventuels résultats. La porte-parole de la banque, Monika Schaller, n'a pas été plus prolixe et n'a même pas voulu indiquer combien de personnes sont employées à Zurich.

Cette inspection rappelle le décès à Londres d'un jeune stagiaire allemand de 21 ans, Moritz Erhardt. Il travaillait plus de 100 heures par semaine pour Bank of America Merrill Lynch et serait mort d'épuisement.

Vers la fin de la paix du travail?

En attendant les résultats de l'enquête, les employeurs ne cachent pas leur colère, même s'il n'y a «rien à faire contre une plainte», a expliqué Balz Stückelberger, membre de la Commission fédérale du Travail où il représente les organisations d'employeurs. Il regrette davantage le calendrier, tant de la plainte que de l'inspection. «Pour nous, c'est de la tracasserie pure», a-t-il déclaré au Tages-Anzeiger.

Au point de remettre en cause le dialogue entre les partenaires sociaux et la paix du travail? «Nous cherchons actuellement au niveau fédéral une nouvelle solution.» Une déclaration qui va dans le sens de la note que le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann avait fait parvenir en juillet. Il pressait les partenaires sociaux de renoncer à des mesures unilatérales «telles que des plaintes et des inspections»

Le chef du Département fédéral de l'Economie avait alors fait pression sur le secrétariat d'Etat à l'économie (seco) pour qu'il retire une proposition de compromis entre syndicats et représentants patronaux. Les partenaires cherchaient à redéfinir la durée légale du temps de travail hebdomadaire, au moins pour une certaine catégorie de salariés, les cadres notamment.

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